Tabaski 2022 : «Eloignons-nous des divisions culturelles et religieuses» (El hadj Abdallah Ouédraogo)

A l’occasion de la fête de Tabaski 2022, des musulmans de la ville de Ouagadougou se sont réunis à la Place de la Nation pour prier ce samedi 9 juillet 2022. Cette prière s’est déroulée en présence d’autorités politiques, religieuses et coutumières du Burkina Faso.

Plusieurs personnalités ont fait le déplacement à la Place de la Nation pour communier avec les musulmans. Il y avait le Mogho-Naaba Baongho, le Nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger, Monseigneur Michael Crotty ; Alassane Bala Sakandé, président du parti Mouvement pour le Peuple et le Progrès (MPP) ; Tahirou Barry, président du parti le Mouvement pour le Changement et la Renaissance (MCR) ou encore Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement.

Parmi les autorités de la Transition présentes, on pouvait apercevoir Issaka Sourwema, ministre en charge des Affaires religieuses ; Abdoulaye Tall, ministre chargé de l’Economie ; Boukary Savadogo, ministre en charge de l’Urbanisme ; et Mahamadou Zampaligré, ministre en charge des Transports.

Les autorités politiques, coutumières et religieuses à la prière, ©Faso7

Lors de son sermon, l’imam El hadj Abdallah Ouédraogo a salué le rassemblement des musulmans malgré leurs différences sociales, politiques, religieuses ou culturelles pour la prière.

« Parmi nous, il y a des autorités, des riches, des érudits. Ils se sont fondus dans la masse par humilité. Pourtant, dans la vie courante, nous sommes différents. Certains, tu ne peux pas les approcher sans passer par un protocole. Certains, tu ne peux pas les avoir sans demander audience. Pour d’autres aussi, il faut prendre rendez-vous 3 ou 4 jours à l’avance. Mais grâce à la prière, petits et grands sont réunis en un seul endroit pour un même but, dans l’humilité avec Dieu », a-t-il expliqué.

Ensuite, il a émis plusieurs douâa (invocations, ndlr). Son premier douâa est allé à l’endroit du Burkina Faso dont la situation sécuritaire est « inquiétante pour tous ». « Toute personne consciencieuse est inquiète parce que la situation est déplorable. Ceux dont nous avions espéré qu’ils ont la capacité de nous sauver, nous nous sommes rendus compte que non, il faut que nous nous en remettons à Dieu avec des invocations », a-t-il expliqué.

Pour son deuxième douâa, l’imam Abdallah Ouédraogo a demandé à Dieu d’aider les autorités et de leur donner la force. « Prétendre à la tête de l’Etat, ce n’est pas pour le salaire, mais pour la conduite du peuple, pour la protection du peuple contre tout mal. Celui à qui Dieu donne le pouvoir, doit se démarquer du sommeil et de la fantaisie », a-t-il dit.

Le Mogho-Naaba honoré

Concernant le troisième douâa, l’imam El hadj Abdallah Ouédraogo a adressé ses salutations au Mogho-Naaba Baongho au nom de tous les musulmans.

« Quand vous allez au palais de Sa Majesté, il donne trois principaux conseils. Il dit de faire en sorte de réussir l’éducation des prochaines générations pour que le monde soit meilleur. Sa Majesté insiste toujours sur le fait que les croyants doivent prier pour qu’il y ait de bonnes saisons pluvieuses afin que les moissons soient aussi bonnes. Ce que Sa Majesté a toujours demandé, avant que nous n’apprenions qu’il sera là, c’est ce qui se passe en ce moment. Il dit de prier en communion afin que Dieu apaise la nation », a fait comprendre El hadj Abdallah Ouédraogo.

Le douâa final est revenu aux autorités de la communauté chrétienne. « A l’image du prophète, éloignons-nous des divisions culturelles et religieuses ainsi que des propos discriminatoires. Ayons une bonne attitude pour la paix dans notre Nation », a laissé entendre El hadj Abdallah Ouédraogo.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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