Burkina Faso : FASOKOOZ milite « pour une retraite collective pacifique de l’ancienne génération reconciliée »

Ceci est une déclaration de Fasokooz sur la situation nationale au Burkina Faso.

Ceci est une proposition faite depuis juin 2019 au Président Roch Kaboré et restée sans suite, que nous réchauffons et remisons à l’occasion de ce dialogue de haut niveau initié par la Transition.

D’entrée de jeu, félicitons la Transition pour cette noble initiative qui permet au Burkina de faire un pas important vers la réconciliation et la concorde nationales!

Le Burkina Faso se veut une famille. Dans une famille il y’a 3 catégories de personnes: les grand-parents (ancienne génération), les parents (nouvelle génération) et les enfants (génération montante).

Une génération c’est 20, 25 ans (voire 30 ans) selon les sources.

Les générations présence dans la société burkinabè actuelle sont:

– les citoyens ayant plus de 55 ans, considérés comme les grands-parents et constituant l’ancienne génération dont la vocation est le conseil, le partage d’expérience et de transmission de mémoire.
– les citoyens ayant entre 25 et 55 ans, considérés comme les parents et constituant la génération nouvelle dont la vocation est de tenir la maison avec responsabilité, efficacité et rigueur.
-les citoyens ayant moins de 25 ans considérés comme les enfants et constituant la génération montante dont la vocation est d’obéir, apprendre, se former.

La construction et d’édification de la Nation est une oeuvre trans-générationnelle. Chaque chaque apportant sa pierre à la suite de l’autre.
Pour ce faire, le passage de témoin d’une génération à l’autre doit se faire pacifiquement.

Mais les leviers de notre leadership national sont trop longtemps restés dans les mains d’une seule et même génération qui se trouve être aujourd’hui l’ancienne génération de citoyens burkinabé.

Cette génération a accédé au pouvoir par la violence. Puis de trahison en trahison, sont nées les divisions, le clanisme égoïste. La compétition sanglante a fait rage au sein de cette génération au détriment de l’intérêt national.

Plus de 40 ans durant, cette génération ancienne à transmis les germes de la division à leurs progéniture, la génération nouvelle qui non seulement à hérité mais perpétue les erreurs, les rancœurs et rancunes de leurs parents c’est à dire l’ancienne génération.

A leur tour cette nouvelle génération de parents est désormais entrain de transmettre les mêmes tarés à leurs enfants, la génération montante.

C’est ainsi que la société burkinabè actuelle se trouve minée et prise en otage par les bagarres nées depuis l’ancienne génération; des bagarres dont les causes sont totalement étrangères aux jeunes générations burkinabé (nouvelle et montante).

Si tous les Angles sous lesquels le problème a été abordé jusque là (dialogues divers, réconciliation, …) n’ont pas porté de fruit, c’est parce que le problème n’était pas pris par le bon bout, et les processus étaient mis en oeuvre par des acteurs qui étaient à la fois juges et parties.

La démarche initiée par la transition est d’autant plus prometteuse que les acteurs qui sont désormais à la manœuvres ne sont pas directement à l’origine des problèmes qui bloquent l’avenir de la nation depuis belle lurette.

En effet, l’avènement de nouveaux acteurs dans le leadership national et issus d’une autre génération facilite le changement de paradigme nécessaire pour réussir le dépassement de cette crise nationale chronique.
C’est pourquoi ce dialogue de haut niveau à l’initiative de la transition est à féliciter.

Il permettra de faire un pas important vers la réconciliation nationale et devrait en toute logique, consacrer le renouvellement générationnel des acteurs de notre leadership politique national à tous les niveaux (partis politiques, société civile voire militaire), tout en impulsant du même coup, le renouveau national burkinabè.

Les parties prenantes invitées à ce Dialogue de haut niveau appartiennent à 2 générations de citoyens burkinabé à savoir :
– 4 présidents de l’ancienne génération (J O, BC, MK et RMCK), représentant la génération qui à une grande part de responsabilité dans nos problèmes sociopolitiques actuels
– 2 présidents de la nouvelle génération (YIZ et PHSD) considérés ici comme leurs Enfants et qui, dans les bagarres entre membres de l’ancienne génération (considérés comme leurs Parents), n’ont pas pour rôle de prendre partie pour un camp ou pour un autre. Car la sagesse voudrait que tout enfant n’attise pas le feu entre ses parents mais aide plutôt à l’éteindre, aide à faire la paix entre eux.
C’est en cela que la présence de ces 2 présidents nouvelle génération parmi les anciens est importante.
Le rôle de médiation qui les incombe au cours de ce dialogue de haut niveau sera déterminante pour son succès.

Les Présidents Zida et Damiba doivent donc prendre toute l’importance de leur rôle, puis aplanir eux même leurs divergences (s’il y en a) afin de réussir réussir la réconciliation entre leurs ainés.

« Heureux et bénis sont les enfants qui réussissent à réunir leurs parents séparés »

« Il n y a jamais de paix dans un village ou les bagarres se transmettent de pères en fils et ce village est condamné à disparaître »

Deux proverbes africains que nous devons méditer profondément ici Burkina notre Faso pour finalement comprendre que, de la réconciliation de l’ancienne génération (grands-parents) découleront implicitement la réconciliation de la génération nouvelle (les parents) ainsi que l’union de la génération montante (les enfants).

Ce dialogue de haut niveau entre présidents doit être un 1er pas (mais un pas décisif) vers un « grand dialogue national » devant être abordé comme un « dialogue familial » et organisé sous forme de concertation intra et intergénérationnel.

En effet, à la suite du dialogue de haut niveau, la Transition devra créer un Cadre de dialogue à l’intérieur de chaque génération de citoyens burkinabè. Des cadres de dialogue intragénérationnel devront être créés pour permettre la concertation et la réconciliation entre membres de l’ancienne génération, puis entre membres de la nouvelle génération, mais aussi entre membres de la génération montante.

A la suite de la réconciliation à l’intérieur de chaque génération (réconciliation intragénérationnelle), il faut aussi procéder à une réconciliation entre les différentes générations (réconciliation inter-générationnelle) à travers la création d’un cadre de dialogue intergénérationnel où chaque génération sera représentée a travers ses leaders désignés de manière concertée.

Etant donné que les jeunes générations ne font que hériter et perpétuer les bagarres et rancœurs de l’ancienne génération (des bagarres dont les causes les sont d’ailleurs totalement étrangères), la réconciliation doit se faire en premier lieu au sein des aînés c’est à dire l’ancienne génération.

C’est pour quoi le 1er cadre de Dialogue intragénérationnel devra être dédié à l’ancienne génération.

En plus, l’ancienne génération est au soir de sa vie. Il urge donc de les réconcilier car de toute les réconciliations, la plus nécessaire pour une réconciliation nationale véritable ici Burkina, notre Faso, est la réconciliation au sein de l’ancienne génération est par conséquent.
C’est la plus urgente et elle est d’une importance capitale pour la réconciliation au sein des jeunes générations (nouvelle et montante).

Ce « Grand dialogue national » (ou Dialogue familial burkinabé), sera mené dans le cadre d’un processus concerté et pacifique de passage de témoin du leadership national politique entre ancienne et nouvelle générations d’ici a la fin de la Transition.

Concrètement, il s’agira d’assises nationales, au cours desquelles se feront:
-de la critique et de l’autocritique intra et/ou inter générationnel;
– ses retrouvailles, discussions pour le pardon et la réconciliation entre membres de la même génération (congénères) ou non;
-des échanges entre ancienne génération et nouvelle générations
– engagement et signature collective d’un pacte social historique pour la concorde et l’unité nationale.

Le tout pouvant se faire sous l’autorité morale des chefferies traditionnelles burkinabé, sous le co-patronage des anciens présidents du Faso avec la coordination du Président de la Transition.

J’en appelle aux jeunes générations de citoyens burkinabé à être les instruments de paix pour réconciliés nos ainés.

Rejoignons-nous pour porter et transmettre ce message d’amour, de pardon et de paix dans notre pays miné et pris en otage par des haines, rancunes et rancœurs nées dans l’ancienne génération. Héritons le meilleur de nos ainés. Et refusons de perpétuer leurs erreurs.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Vive le Yiangdisme !
Ici Burkina, notre Faso !
Allô ici l’Afrique maintenant !

Ako Tiga Mussa Serge Dao
Président de FASOKOOZ,
Mouvement pour la Cause du Faso

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