Le Burkina Faso a plus de 20 millions d’habitants avec une majorité de femmes

La population actuelle du Burkina Faso est estimée à 20 505 155 habitants soit 3 908 847 ménages, selon les résultats définitifs du 5e Recensement Général de la population et de l’Habitation. Ces résultats ont été présentés ce vendredi 1er juillet 2022, en présence du ministre de l’Économie des finances et de la prospective, Abel Somé et des gouverneurs des différentes régions.

Le Burkina compte 20 505 155 d’habitants, selon le 5e Recensement Général de la population et de l’Habitation. Le nombre de femmes est estimé à 10 604 308 et le nombre d’hommes est de 9 900 847 personnes, soit une augmentation de la population de 2,94 % par an. Cette population est à majorité rurale avec 15 135 043 personnes vivant en milieu rural et 5 350 112 personnes vivant en zone urbaine.

Plusieurs gouverneurs étaient présents à la présentation des résultats définitifs du 5e RGPH © Faso7

Les résultats définitifs montrent que les jeunes de moins de 15 ans représentent 45 % de la population, les jeunes de 15 à 35 ans représentent 32,6 % de la population, les adultes de 35 à 64 ans représentent 18,7 % de la population. Les plus de 65 ans quant à eux, représentent 3,4 % de la population.

L’âge moyen des Burkinabè est de 21,7 ans et l’espérance de vie a connu un accroissement de 5,2 %. Elle est passée à 61,9 ans en 2019 contre 56,7 en 2006. Il s’agit 64,0 ans pour les femmes contre 56,7 d’hommes.

Le Mooré est la langue plus parlée

Les étrangers résidents au Burkina Faso sont au nombre 37 921 personnes dont 19 406 hommes et 18 515 femmes. Les ressortissants togolais résidents au Burkina Faso sont les plus nombreux avec 9 977 personnes.

Les résultats définitifs indiquent que la principale langue parlée est le Mooré avec 52,9 % et la religion musulmane est la plus pratiquée avec 63,8 %.

Selon le ministre de l’Économie des finances et de la prospective, Abel Somé, les résultats montrent les situations de progrès au Burkina Faso entre le dernier recensement qui a eu lieu en 2006 et celui en 2019, il y a des progrès au plan sanitaire, éducatif et sur le niveau de l’activité économique socio-professionnelle. Par conséquent, il trouve qu’il y a beaucoup de défis à relever dont la démographie.

« Le cas de la croissance démographique, si nous voulons la maîtriser en rapport avec ce que nous avons comme ressources, c’est au niveau de chaque ménage, chaque responsable, chaque chef de famille, de mener une politique qu’on appelle planification familiale, de faire en sorte qu’il puisse faire le nombre d’enfants qu’il peut prendre en charge », a-t-il affirmé.

Il y a beaucoup de défis à relever dont la démographie, selon Abel Somé, ministre de l’Economie des finances et de la prospective © Faso7

Boureima Ouédraogo, Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie, a précisé que c’est un recensement qui s’est réalisé dans un contexte sécuritaire très difficile avec des déplacements de populations et des zones qui étaient inaccessibles.

« Cela a amené le comité nationale du recensement et particulièrement le bureau central du recensement à déployer des stratégies spécifiques, soit pour pouvoir collecter des données là où c’était possible et compléter les informations avec d’autres techniques de statistiques là où les agents n’ont pas pu aller »,  a-t-il expliqué.

Des communes inaccessibles

Selon lui, dans 9 communes sur 351, la collecte n’a pas été faite, mais ils disposent des données sur toute la population. Il a ajouté que dans 3 communes de la région du Sahel, le recensement n’a pas pu être fait à cause de l’insécurité.

Ces résultats définitifs ont été appréciés par les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Barbara Manzi, Coordonnatrice résidente des Nations Unies, a, au nom des PTF déclaré que le recensement met le Burkina Faso dans de bonnes conditions pour la réussite des ODD.

Selon Barbara Manzi, le recensement met le Burkina dans de bonnes conditions pour la réussite des ODD  mais les défis demeurent © Faso7

« Les défis demeurent et c’est la raison pour laquelle il faut œuvrer pour le mieux-être et pour tout et accompagner la population burkinabè en allant de l’avant pour vraiment un futur meilleur, serein », a-t-elle lancé.

Il est à noter que selon le 5e RGPH, c’est dans la région du Centre-sud que le handicap est plus élevé avec 1, 6 %. Sur le plan national, les célibataires représentent 38 %, les polygames, 22 %. Également 8 % des filles se marient entre 12 et 17 ans.

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