Burkina Faso : 4370 décès enregistrés en 2021 pour cause de paludisme

Le Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme(PNLP) a organisé ce mercredi 29 juin 2022, à Ouagadougou, une rencontre d’orientation avec des journalistes et animateurs d’émissions santé sur la problématique du paludisme du Burkina Faso. Cette rencontre a réuni une vingtaine de journalistes des différents médias du pays.

Le paludisme représente le premier motif d’hospitalisation enregistré dans les centres hospitaliers du Burkina et la première cause de décès chez l’enfant de moins de 5 ans. Afin de permettre aux médias de connaître davantage la situation, les défis et les enjeux du contrôle et l’élimination du paludisme, une rencontre d’échange a été organisée par le Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme (PNLP).

En 2021, plus de 12 millions de cas de paludisme ont été enregistrés avec 4355 décès, selon le système d’information sanitaire.

« En 2021, 12 227 364 cas de paludisme dont 4 867 500 enfants  ont été enregistrés. Les décès liés au paludisme est de 4370 soit 2930  décès des enfants de moins de 5 ans », a détaillé Dr Gautier Tougouri, coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme.

Selon le coordonnateur du PNLP, Dr Gautier Tougouri, en 2021, 12 227 364 cas de paludisme dont 4 867 500 enfants ont été enregistrés.  

Dans cette logique, le Burkina Faso s’est doté d’une stratégie nationale de lutte contre le paludisme 2021-2025, avec pour but de « contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population en réduisant le fardeau du paludisme d’ici 2025 ».

Selon lui, depuis octobre 2021, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé à tous les pays où la transmission est élevée ou moyenne de pouvoir introduire dans les stratégies de lutte contre le paludisme, la vaccination. « C’est un processus d’introduction et le pays est vraiment engagé. Nous avons déjà à travers le premier responsable donné l’intention que ce vaccin puisse être introduit dans notre pays et nous sommes dans le processus pour que nous soyons parmi les premiers pays à pouvoir bénéficier de ce vaccin. Les rendez-vous sont donnés pour 2023 et nous pensons être de la partie », a-t-il noté.

Des moustiquaires de nouvelles générations bientôt distribuées

Le Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme a adopté des stratégies. Il s’agit entre autres de l’accès universel au traitement à travers le renforcement du diagnostic du paludisme au niveau communautaire et des formations sanitaire pour la prise en charge, l’utilisation des services de prévention par les populations et les groupes spécifiques à travers les campagnes de distribution nouvelle de MILDA et la lutte anti vectorielle.

Sur cette distribution de MILDA, Dr Gautier a assuré que le PNLP est en pleine préparation pour une distribution massive universelle de moustiquaire imprégné au niveau du Burkina Faso. « Cette année, courant mois d’août, nous  allons distribuer dans tout le Burkina, des moustiquaires de nouvelles générations parce que nous avons vu que les anciennes moustiquaires que nous distribuons, il y avait des résistances. Ils ne sont plus efficaces », a-t-il déclaré.

La Chimioprevention du paludisme a commencé en juin dans les zones où la saison pluvieuse est longue avec la distribution de ces médicaments, selon le coordonnateur du PNLP.

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