David Moyenga : «Il y a une sorte de reprise en main de l’appareil sécuritaire»

Le Socle Citoyen pour la Libération (SOCL) a, au cours d’une conférence de presse ce jeudi 9 juin 2022, fait sa lecture sur la situation politique du Burkina Faso. Ce parti a estimé que 4 mois après la chute de l’ancien régime, la Transition a mis sur pied plusieurs actions.

Le Gouvernement de la Transition, l’Assemblée Législative de Transition, le lancement des audits des institutions, les mesures de la dépolitisation de l’administration, la cessation des recrutements sur mesures nouvelles sont, entre autres, les actions énumérées par le parti SOCL.

Sur la question de la sécurité, « on constate le changement de cap et de méthodologie », a indiqué David Moyenga, président du SOCL. Pour lui, à travers la mise au point d’un centre de théâtre d’opération, cela fait « penser à une dynamique positive qui est en train de prendre, après la métastase développée durant les 6 dernières années. Elle semble meilleure que ce qu’on avait comme système bureaucratique. Le constat qu’on fait, c’est qu’il y a une sorte de reprise en main de l’appareil sécuritaire », a affirmé David Moyenga.

Sur le plan politique, le SOCL a aussi fait sa lecture. Le parti dit constater une « agitation gratuite et manifeste portée par des acteurs sortis du naufrage politique récent caractérisée par la recherche et la volonté du chaos ». C’est « l’hyper majorité » qui gouvernait le pays qui essaient de se réunir pour se réorganiser après la « débandade« . C’est pourquoi son parti se démarque de telle position, dit-il.

AInsi, pour ce parti, la Transition doit servir de base pour recorriger, reconstruire des institutions qui présentaient des erreurs.

« La chefferie traditionnelle ne doit pas faire la politique »,  (David Moyenga (en blanc), président du SOCL)

Dans sa lecture de la situation nationale, le parti est aussi revenu sur l’organisation des élections au Burkina Faso. Le parti veut une reforme profonde.

« Nous estimons qu’il faut rattraper le coup pour régler le système électoral parce que les élections de 2020, tout le monde sait que ça a été volé. Il faut que les questions de fond soient réglées. Les élections, la sécurité, la chefferie traditionnelle (…) La chefferie traditionnelle ne doit pas faire la politique. [Les chefs] peuvent jouer des rôles consultatifs », a expliqué David Moyenga.

Revenant sur la gestion de la Transition, le parti de David Moyenga a laissé entendre qu’il y a des « impairs ». Il s’agit notamment des lourdeurs dans le démarrage d’exécution de la feuille de route du gouvernement, le manque de proactivité avec les acteurs et la faiblesse de la communication. Exemple est pris sur l’augmentation des salaires des membres du gouvernement.

« A ce niveau, nous avons la ferme conviction que le gouvernement n’a pas pu convaincre l’opinion sur l’augmentation des salaires des ministres. Pourtant, différents modèles et critères objectifs et rationnels sont disponibles », a-t-il précisé.

Nous estimons qu’il y a des choses à améliorer

Afin de montrer clairement la position du SOCL, son premier responsable a précisé qu’aucun acteur de la Transition ne les a contactés.

« S’il y a des actes de recadrage, nous le ferons. Nous ne faisons pas de yeux doux au MPSR. Nous estimons qu’il y a des choses à améliorer. Par contre, nous n’acceptons pas qu’un régime qui a échoué rien qu’hier vienne pour donner des leçons », a souligné le président du parti, David Moyenga.

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