Burkina Faso : Les Patrons burkinabè échangent sur les défis du développement économique et social

La Rencontre des Patrons burkinabè (REPAB) s’est ouverte ce jeudi 2 juin 2022 à Ouagadougou. Cette rencontre vise à célébrer les patrons des entreprises et mettre en lumière une composante de la société qui, dans l’ombre, participe au développement économique et social de son pays. Elle  est placée sous le thème: « Le patronat face aux défis du développement économique et social du Burkina Faso ».

Ce sont plus de 500 participants qui se sont réunis ce jeudi 2 juin 2022 pour la Rencontre des Patrons burkinabè (REPAB). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Albert Ouédraogo, qui a trouvé que la rencontre sonne comme un message de résilience du Burkina Faso, envoyé au reste du monde, face aux difficultés.

Quelques participants au 48h de la rencontre des patrons burkinabè (REPAB) © Faso7

Pour Albert Ouédraogo, l’enjeu majeur pour le Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB), « à l’heure actuelle, est d’assurer une représentation efficace et efficiente de façon à ce qu’elle soit profitable pour l’ensemble du secteur privé national ».

Selon le chef du gouvernement burkinabè, les efforts des acteurs du secteur privé ont permis au pays de réaliser des performances appréciables. « L’accélération du rythme de progression de l’activité économique dont le taux de croissance est ressorti à 6,9% en 2021. L’accroissement de 22% des impôts et taxes versés au budget de l’Etat. L’excédent commercial historique de 230,7 milliards de F CFA réalisé en  2021 », a-t-il noté.

Albert Ouédraogo a assuré que dans l’agenda de la Transition, des projets structurants ont été identifiés en vue de renforcer la rentabilité de leurs investissements.

Il s’agit, entre autres, « d’accélérer la construction des infrastructures de soutien à la production et les réformes visant à améliorer davantage le climat des affaires, et promouvoir la création et le développement d’une masse critique d’industries compétitives, durables, créatrices de valeur ajoutée et d’emplois décents, en prenant appui sur les avantages comparatifs », selon le Premier ministre.

Le Premier Ministre Albert Ouédraogo a laissé entendre que l’ambition du gouvernement est d’amener le Burkina Faso à s’insérer dans les chaines de valeurs mondiales © Faso7

Seydou Diakité, Premier vice-président du patronat a laissé entendre qu’il s’agit de réfléchir avec les décideurs, autour des préoccupations des entreprises, sur les questions fiscales, sur la question de la responsabilité sociétale des entreprises, sur l’employabilité des jeunes, sur la problématique des financements, sur les questions d’investissements avec les banques, les bailleurs de fond.

« On a tendance à croire aujourd’hui que nous sommes un pays pauvre, mais c’est parce qu’on est un pays désorganisé qu’on n’arrive pas à créer les conditions pour résoudre les problèmes. Si nous nous organisons autour de nos préoccupations communes, forcément, le développement suivra », s’est-il exprimé.

Durant deux jours, les participants échangeront autour de plusieurs panels dont la fiscalité, le climat des affaires, le développement des exportations, le financement de la PME et les partages d’expériences ainsi que des Success stories.

« Le problème d’entreprise se créé chaque année chez nous. Sur 100 entreprises qui se créent, en fin d’année, il y a 80 qui meurent parce qu’il n’y a pas un accompagnement correct de l’Etat. La fiscalité a un poids sur le développement des entreprises », a déploré Seydou Diakité.

Seydou Diakité a affirmé que l’objectif de la rencontre est de créer les conditions pour qu’on puisse tracer les vrais sillons pour un accompagnement véritable de l’économie © Faso7

Le représentant du comité d’organisation, Harouna Nikièma, a indiqué que la rencontre consiste à créer un espace d’échanges périodique entre les chefs d’entreprises burkinabè, les autorités et les patronats frères des sous-régions. « Il s’agit aussi d’organiser des rencontres B to B, promouvoir les bonnes pratiques en matière de dialogue social, de protection sociale, de formation, de création d’emplois, de civisme fiscal par les entreprises », a-t-il expliqué.

En rappel, la REPAB est à sa première édition. Elle a réuni plus de 500 participants de plusieurs pays. Il s’agit des délégations venues de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la Turquie, du Niger, et de la France.

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