PASEC 2019 au Burkina Faso: Les résultats présentés au cours d’un atelier par les acteurs de l’Education

Le Ministère de l’Education Nationale de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MENAPLN) a organisé ce mardi 31 mai 2022 à Ouagadougou, un atelier de restitution des résultats nationaux de l’évaluation du Programme d’Appui du Système Educatif du Confemen (PASEC) 2019, intitulé « Rapport provisoire de l’évaluation nationale PASEC2019 ».

Dans le but de réaliser une éducation primaire de qualité pour tous, les ministres en charge de l’Education des pays membres de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), ont créé en 1991, le Programme d’Appui du Système Educatif du Confemen (PASEC). Ce programme est considéré comme l’outil de pilotage de la qualité de l’éducation.

Après l’évaluation internationale groupée à laquelle a participé le Burkina Faso, et après l’enquête de 2019 à travers le PASEC, réalisée dans 396 écoles des 13 régions du pays, ce 31 mai 2022, c’était au tour du « Pays des Hommes intègres » de se prêter à l’exercice de l’évaluation.

« Par rapport au Burkina Faso, le pays vit une situation sécuritaire depuis 2019. C’est donc dans ce contexte qu’on est venu restituer les résultats du Burkina Faso, parler avec les acteurs pour voir un peu les pistes d’actions de réflexion qui découlent des résultats que nous avons constatés », a déclaré Hilaire Hounkpodote, coordonnateur du PASEC.

Un travail en phase avec les réalités actuelles

Pour le secrétaire général du MENAPLN, Ibrahima Sanon, l’évaluation du programme contribue énormément à la construction d’une éducation nationale. « L’enjeu de ce dispositif d’évaluation, nous permet d’améliorer le système éducatif burkinabè, dans la mesure où il permet de voir les indicateurs de notre système éducatif et de faire une comparaison entre le système éducatif des autres pays à celui du Burkina. Cela permet d’améliore la prise de décision, la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage », a-t-il laissé entendre.

A en croire, Ibrahima Sanon, des localités frappées par l’insécurité ont été prises en compte dans cette évaluation de rapport du PASEC 2019, malgré la fermeture de leurs écoles. Pour lui, c’est ce qui explique une baisse des résultats nationaux mais aussi internationaux. Toutefois, il s’est réjouit de la prise en compte de ces localités. « Ce travail est conforme à la réalité actuelle du moment où il prend en compte l’évaluation jusqu’en 2019 », a-t-il précisé.

Il faut noter que la première évaluation du PASEC a eu lieu en 2014 avant la présente, PASEC 2019. La prochaine est prévue pour 2024, a fait savoir le secrétaire général du MENAPLN.

Estelle GUIRA (Stagiaire)

Faso7

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