Burkina Faso: Le CISC dit être inquiet des « cas d’enlèvements et d’exécutions sommaires des personnes »

Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a animé une conférence de presse ce vendredi 27 mai 2022, à Ouagadougou. Il était question pour le collectif de se prononcer sur la situation nationale marquée par l’insécurité et le déplacement massif des populations.

Au cours de cette conférence de presse, les premiers responsables du CISC ont exprimé leur inquiétude par rapport à la dégradation de la situation sécuritaire, et ce, depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la restauration et la sauvegarde (MPSR).

« Quatre mois après l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader au fil des jours et le quotidien des Burkinabè est plus que jamais catastrophique. Les attaques se poursuivent et même s’intensifient comme c’est le cas avec les récentes attaques », s’est exprimé Dr Daouda Diallo, secrétaire général du CSC.

Par ailleurs, le collectif a évoqué les cas d’enlèvements et d’exécutions sommaires dont sont victimes plusieurs populations civiles, depuis un moment.

« De janvier 2022 à nos jours, le CISC a documenté ou relevé plus de 500 morts et plus d’une centaine de cas d’enlèvements et de disparitions forcées (civils et militaires) (…). Il s’agit des enlèvements et des exécutions sommaires et extra-judiciaires de populations ayant souvent fui de leurs villages à cause des exactions des groupes terroristes », a indiqué le secrétaire général du collectif.

A en croire le Dr Daouda Diallo, ces enlèvements se font dans « des marchés, à domicile, sur des axes routiers et même sur des sites de distribution de vivres aux personnes déplacées internes ».

Aussi, les responsables du CISC disent être préoccupés par la situation des droits humains au Burkina Faso. Selon eux, deux Burkinabè à savoir le prince de l’Emirat de Barani, Hampathé Sidibé et de Hamadoun Dicko dit Bouda, sont morts dans les locaux de la Gendarmerie nationale dans des « conditions suspectes ».

Tout en réaffirmant son attachement à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale, le collectif a invité les nouvelles autorités à faire la lumière sur les dossiers de crime de masse, à l’arrêt immédiat des exactions sommaires sur certaines communautés, à faire la vérité sur toutes les victimes du terrorisme et de la lutte contre le terrorisme ainsi que bien d’autres.

Lazard KOLA

Faso7

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