Diversité biologique : Plus 450 espèces végétales et animales menacées de disparition au Burkina  

Ce dimanche 22 mai 2022 à Ouagadougou, le ministère de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement (MEEEA), en collaboration avec le SPONG à travers le Projet BENKADI, a  célébré la journée internationale de la diversité biologique.

2022 marque la 29e année d’entrée en vigueur de la convention sur la diversité biologique. À l’occasion de la commémoration de la cette  journée internationale de la diversité biologique, le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a organisé une  conférence et un jeu concours au sein du Parc urbain Bangr-Wéogo de Ouagadougou.

Cette conférence a été initiée sous  le thème « Bâtir un avenir collectif pour toute vie sur terre». Le but recherché est de sensibiliser les associations sur le bien-fondé de préserver et conserver les ressources naturelles et interpeller sur les potentiels rôles dans l’atteinte des objectifs de préservation de la biodiversité. Aussi, les organisateurs veulent créer une dynamique en vue de soutenir l’adoption d’un nouveau cadre mondial de la biodiversité post-2020.

 « La diversité biologique est à la base de la vie humaine. Et son déclin rapide menacera aussi bien la nature que les hommes. C’est pourquoi le thème célébré cette année doit être perçu comme une opportunité d’informer le grand public sur les enjeux majeurs portant entre autres sur les droits fondamentaux, le développement durable et la santé », a déclaré le secrétaire permanent du conseil national pour le développement durable, Soumanegré Nana.

« Rappeler à l’opinion public, l’importance de la diversité biologique » (Soumanegré Nana)

Pour lui,  cette préservation de la biodiversité est importante au regard de son importance pour le bien-être humain et son développement socio-économique. « Tout notre entourage, sans la biodiversité, on ne peut pas vivre. Nos alimentations, même notre santé, tout cela dépend de la diversité biologique », a soutenu le secrétaire général.

Selon la deuxième monographie nationale sur la diversité biologique du Burkina Faso, environ 350 espèces de plantes, 12 espèces de mammifères sauvages, 19 espèces d’oiseaux, 24 espèces de reptiles et 48 espèces de poissons sont menacées d’extinction. Cette perte de la biodiversité, à entendre Soumanegré Nana, impacte les populations des pays comme le Burkina Faso sur sa souveraineté alimentaire et la santé des Hommes et des animaux.

Le concours de tous les acteurs à intensifier les efforts pour la restauration des écosystèmes est donc primordial. « Cette journée permet de rappeler à l’opinion publique, l’importance de la diversité biologique pour toute vie sur terre en particulier pour l’Homme », a rappelé Soumanegré Nana.

Dans cette urgence de préservation, Mahamoudou Savadogo, expert en environnement et changement climatique, a appelé à prendre des actes forts à tous les niveaux. « Tous les acteurs à tous les niveaux doivent jouer leur rôle. Il n’y a pas de mini action», a-t-il conclu. Pour lui, face aux résultats de la deuxième monographie nationale, il y a matière à s’inquiéter.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso7

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