Burkina Faso: Une pétition lancée pour l’annulation des contrats militaires avec la France

Les membres du Mouvement Front de défense pour la partie ont annoncé avoir lancé une pétition pour exiger l’annulation des accords militaires entre le Burkina Faso et la France. C’était au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, ce vendredi 13 mai 2022.

Après avoir demandé aux autorités burkinabè de s’allier à la Russie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les responsables du mouvement estimant que les accords de défense entre le Burkina Faso et la France sont infructueux, ont appelé également à l’annulation de ces accords. Une pétition a même été lancée pour obtenir cette annulation.

« Nous renouvelons ici nos vœux et lançons une pétition sur toute l’étendue du territoire national et international pour l’annulation de nos accords militaires avec la France et la signature d’un partenariat gagnant-gagnant avec la Russie pour sortir notre pays de ce bourbier terroriste », a soutenu Daouda Ilboudo membre du mouvement. Pour eux, la présence des forces militaires étrangères sur le territoire burkinabè devrait contribuer à l’éradication du terrorisme et non à une transformation de « témoin complice de la souffrance » des populations.

Répondant aux personnes qui estiment que le Burkina Faso doit compter sur lui-même et non sur un partenaire quelconque, le porte-parole du mouvement, Pamoussa Ouédraogo, a laissé entendre que lui et ses camarades en sont conscients. Cependant, le pays ne fabriquant ni armes, ni munitions et pour des besoins de formation, a besoin de partenaire fiable, selon lui. « Nous comptons sur nous, tout le monde le sait. Mais pour tous les pays qui sont colonisés, il faut avoir un partenaire fiable pour pouvoir lutter. Il n’y a pas un pays qui peut résister dans ce monde tant qu’il n’a pas de partenariat honnête et sincère. La France n’est plus un partenaire sincère pour nous Burkinabè. Tout le monde le sait », a insisté Pamoussa Ouédraogo.

Cette conférence de presse a également été une occasion pour cette organisation de la société civile de donner son point de vue sur la prise en charge des éléments des Forces de défense et de sécurité engagés sur le front de la lutte contre le terrorisme. Pour eux, il est incompréhensible qu’un combattant pour le pays ne puisse pas bénéficier des richesses du pays en question. « Pour le sous-officier au lieu de 4.000/jour, nous proposons 25.000F CFA soit 750.000F CFA pour 30 jours de mission et l’officier au lieu de 5000/jour, nous proposons 30.000F CFA soit 900.000F CFA pour 30 jours de mission. Quant aux Volontaires de Défense pour la Patrie, nous recommandons que chacun soit rémunéré à hauteur de 200.000F CFA par mois », a fait savoir Daouda Ilboudo.

Également pour les familles des FDS tombés au front, le mouvement Front de défense pour la partie propose une meilleure prise en charge. « Nous recommandons que le conjoint ou la conjointe du soldat tombé, prenne l’intégralité du salaire de son conjoint ou conjointe jusqu’au jour où il décide de se marier. Au cas où le conjoint décide de se remarier et que les enfants sont toujours mineurs, l’Etat prendra en charge leurs scolarités jusqu’à leur majorité. Également nous demandons l’aménagement d’un site où des parcelles seront cédées aux familles des victimes », a conclu Daouda Ilboudo.

Joël Thombiano (Stagiaire)

Faso7

Articles similaires

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page