Burkina Faso : La Cour des comptes et l’Union européenne font le point du projet « PARC-CC »

La Cour des comptes a dressé ce 12 mai 2022 à Ouagadougou, le bilan du partenariat qui existe entre elle et l’Union européenne à travers le projet d’appui au renforcement des capacités de la Cour des comptes (PARC-CC).

Dans le but de consolider les acquis de son premier plan 2014-2018, la Cour des comptes, juridiction supérieure de contrôle des finances publiques, s’est dotée d’un plan stratégique 2019-2023. Ce plan est la réponse aux grands défis qu’elle doit relever.

Selon le président de chambre, Justin Jean-Baptiste Bouda, représentant le Premier président de la Cour des comptes, « les principales motivations étaient le financement du plan d’action de notre plan stratégique. La Cour des comptes a adopté un deuxième plan stratégique après celui épuisé en 2015. Et après élaboration, nous avons reçu un écho favorable de l’Union européenne qui a bien voulu accepter encore une fois de plus nous accompagner. C’était d’ailleurs le seul partenaire.  Pour dire, sans ce partenariat, la Cour des comptes n’aurait pas évolué, surtout dans la performance que nous constatons aujourd’hui ».

A l’heure du bilan, le partenaire principal notamment l’Union européenne, se dit satisfait. De l’avis de Wolfram Vetter, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, l’Union a les mêmes ambitions que la Cour des comptes. « Je trouve que la Cour des comptes a ambition de regarder au-delà des chiffres. C’est une chose de regarder vraiment la gestion des finances, il faut aussi regarder l’efficacité et l’impact des actions du gouvernement. Comme le représentant du Premier président de la Cour des comptes vient de l’expliquer, il y a par exemple tout le secteur minier qu’il faut regarder. Est-ce que l’action du gouvernement a un pacte soutenable au-delà de cette gestion ? Et nous sommes aussi sur ces lignes », s’est-il exprimé.

On note qu’au niveau du réseau passif des comptes de gestion qui était en souffrance, il a y eu un jugement. Par ailleurs,  un renforcement de capacités en matière d’audit a aussi été effectif. Grâce également au projet PARC-CC, le problème du passif des rapports sur les questions de la loi de finance qui a permis à l’Assemblée nationale d’adopter les différentes lois de règlement 2018, 2019 et 2020, a été résorbé.

Estelle GUIRA (Stagiaire)

Faso7

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