Secourisme initiatique : Quinze journalistes outillés par la Croix Rouge Burkina

15 journalistes de diverses maisons de presse ont été formés en secourisme initiatique par des agents de la Croix Rouge Burkina Faso (CRBF). C’était les 3 et 4 mai 2022 à Ouagadougou.

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, célébrée chaque 8 mai, la Croix Rouge Burkina Faso (CRBF) a organisé une formation d’initiation au secourisme au profit de 15 journalistes de la ville de Ouagadougou.

Daouda Sawadogo est le responsable du Centre de formation de la Croix Rouge Burkinabè. Il était l’un des formateurs pour l’occasion. Celui-ci a rappelé ce qui a été fait au cours de la session. « Avec ces journalistes nous avons donné un module qui est  »Initiation aux premiers secours », qui parle en fait de tout ce qu’il y a comme gestes de secours élémentaires pour faire face à une victime éventuelle. On a échangé initialement sur comment évaluer les risques dans un milieu donné, comment est-ce-que également faire face aux dangers que nous rencontrons. Très concrètement dans les modules qu’on a enseigné, on a appris à protéger une victime, à protéger l’entourage sans oublier de se protéger soi-même avant d’intervenir. On a appris à faire face à une victime inconsciente qui respire, qui ne respire pas. On a appris également à faire le bilan d’une victime, on a appris à faire face à une victime qui s’étouffe, une victime qui saigne abondamment et à prendre en charge les différents traumatismes et également les malaises. On a terminé par comment faire les transports improvisés pour une victime qui a besoin d’être transportée d’un milieu donné pour l’installer dans une ambulance », a-t-il rappelé.

Daouda Sawadogo (à gauche) et Ousmane Kaboré, les deux formateurs ©Faso7

Les b.a.-ba en secourisme acquis, Justine Bonkoungou, journaliste au journal en ligne LeFaso.net, a fait savoir qu’elle compte s’entraîner afin de ne pas oublier ce qu’elle a appris au cours de la formation. « On n’attend pas forcément qu’il ait des situations difficiles mais on peut déjà continuer à pratiquer les gestes pour que ça reste encré et désormais, étant secouriste si je peut le dire ainsi, je pense que devant toute situation, on peut apporter notre aide. C’est normal qu’on puisse réagir », a-t-elle laissé entendre.

Quant à Arsène Konditamdé de la télévision Bf1, il a confié que cette formation lui a permis de prendre connaissance de nouveaux gestes de secourisme et de se rendre compte que certains des gestes de sauvetage qu’il croyait efficaces sont en réalité nocifs. « Aujourd’hui on est capable de pouvoir secourir quelqu’un en cas de brûlures, quelqu’un qui a avalé un corps étranger qui fait que cette personne là s’étouffe. On est capable de faire beaucoup de choses et je pense que cette formation là est à point nommé », a-t-il déclaré.

Croix Rouge Burkina Faso a une panoplie d’activités

Léa Balima, Coordonnatrice en charge de la Communication et de la Promotion des Valeurs humaines de la CRBF, a indiqué qu’il est bon de renforcer les  capacités des journalistes en secourisme, parce que, comme les secouristes, ils sont exposés à certains risques ou peuvent être témoins de victimes.

Par ailleurs elle a rappelé que la Croix Rouge est une organisation humanitaire qui intervient dans les activités de secours d’urgence et aussi dans les activités de développement. « Nous avons une panoplie d’activités allant des activités de promotion de la santé, de lutte contre la malnutrition, d’assistance aux personnes vulnérables. Et vous avez vu récemment les actions de secours que la Croix Rouge a porté aux victimes de l’explosion de Gongombiro. Et il y a des activités que nous menons en faveur des personnes déplacées internes dans plusieurs localités du Burkina Faso. Nous avons des activités de protection de l’enfance, nous avons des activités pour accompagner les groupements féminins dans la production maraichère, dans la transformation des produits locaux. Nous avons une panoplie d’activités mais les gens nous voient beaucoup plus dans le secours d’urgence, les geste de premiers secours que nous menons en faveur des victimes des situations d’urgence », a-t-elle détaillé.

Il faut noter qu’à la fin de la formation de deux jours, les journalistes ont reçu des manuelles de secourisme afin de renforcer les connaissances acquises.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page