[Tribune]Les réseaux sociaux et la politique : l’avènement de la politique émotion au Burkina Faso

Ceci est une tribune du Dr Mahamadi Nanéma, Enseignant-chercheur.

Avec l’avènement des réseaux sociaux et du web participatif, les usages et comportements sociétaux ont été chamboulés. Ces changements ont affecté la population mais également les institutions représentatives et bien entendu les représentants de l’état que sont les politiques.

Si auparavant l’homme politique était inaccessible, réfugié dans ses instances, il est désormais devenu « le voisin d’à-côté » via Twitter, Facebook et Instagram. Si cette proximité libère la parole, elle pose également le problème de la « politique émotion ».

En effet, ces plateformes sociales comportent des risques complexes et imprévisibles au point qu’elles pourraient semer la division et exciter la haine. Elles peuvent définir l’ordre du jour des questions politiques, sociales et économiques mais également détruire la réputation d’une organisation (parti Politique), une personne ou un groupe de personnes. C’est surtout à travers cet aspect que l’on peut les considérer comme une véritable puissance. Elles possèdent la capacité de faire mais aussi de détruire la réputation d’une entité.

C’est pourquoi, il est essentiel que l’individu nourrisse son esprit critique et sa capacité à analyser les informations et les publications sur ces plateformes. Il est indispensable de changer la conscience dans la société dans son ensemble, en évitant le prisme de penser que la masse a raison.

Dr Mahamadi Nanéma

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