Ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens : Le groupe « sauvons notre profession » exige le renouvellement du bureau national

Des Sages-femmes et Maïeuticiens du Burkina Faso réunis au sein du groupe « sauvons notre profession » ont organisé une conférence de presse ce 12 mars 2022 à Ouagadougou. L’objectif était d’informer les hommes et femmes de médias sur les irrégularités qui entachent le fonctionnement du bureau national du Conseil de l’Ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens du Burkina Faso et exiger le renouvellement dudit bureau, dont le mandat est arrivé à échéance, selon eux, depuis 2018.

Selon les membres du groupe « sauvons notre profession », le mandat de l’actuel bureau du conseil national de l’Ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens est arrivé à échéance depuis le 29 mai 2018. Malgré l’échéance de son mandat, le bureau a continué à diriger l’Ordre. Une chose qui n’est pas normal, de l’avis des membres du groupe.

Par ailleurs, selon les membres du groupe, même s’ils ont laissé le bureau échu organisé des élections régionales afin de ne pas être traités de « fauteurs de troubles », ils ont tout de même été choqués par l’élection du Bureau régional de l’ordre des Sages-femmes et maïeuticiens de la Région du Sud-Ouest, le 14 août 2021. En effet, selon Tiémassé Sontié Hien, Sage-femme spécialisée et l’une des conférencières du jour, le président sortant du bureau régional de l’Ordre des Sages-femmes et maïeuticiens de la Région du Sud-Ouest avait convié une assemblée générale en vue de renouveler le bureau. Cependant, au lieu de renouveler le bureau entièrement, le président échu avait décidé de changer seulement quelques personnes. « Le jour J et après adoption de l’ordre du jour par l’assemblée, il a voulu procéder au remplacement uniquement de huit membres absents pour raison d’affectation afin de compléter le bureau au mandat échu », a-t-elle indiqué.

A en croire Tiémassé Sontié Hien, l’idée du président sortant avait été rejetée par ‘’l’assemblée souveraine’’ qui a préféré renouveler le bureau dans la totalité de ces membres. Malgré cela, le problème de la légitimé du bureau se pose. « Entre les trois bureaux (nouveau bureau du sud-ouest d’une part et d’autre part le bureau régional du sud-ouest échu depuis 2020 et celui national échu depuis 2018) lequel est légitime ? », a-t-elle interrogé.

D’autres irrégularités à déplorer

Le groupe « sauvons notre profession » reproche également à la présidente ‘’déchu’’ du Conseil national, plusieurs autres manquements . Il s’agit notamment du rejet par cette dernière des cotisations de certains membres, du refus de l’accès à la salle de l’assemblée générale à certaines Sages-femmes lors du renouvellement du bureau régional du centre, la ténue de l’assemblée générale du renouvellement du bureau régional des Hauts Bassins avec un groupe restreint de moins de 40 Sages-femmes. « Nous avons appris avec certains qui étaient membres mêmes du bureau échu de 2018, qu’en réalité le bureau ne fonctionnait qu’à moitié pendant un moment donné. La présidente gérait le bureau comme une famille, ce qui n’a pas permis d’aborder les questions qui devaient être abordées avec tous les membres du bureau pour aboutir au bon fonctionnement du bureau », a fait savoir René Poda, Attaché de santé en soins obstétricaux et gynécologiques, par ailleurs vice-président du Conseil régional de l’ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens du Sud-ouest.

Pour le groupe, toutes ces actions initiées par le bureau national ont pour objectif inavoué « de copter ses éléments pour le renouvellement du bureau national ». Pour l’atteinte de cet objectif, le bureau ‘’déchu’’ a introduit « des quotas par région en lieu et place d’une AG ouverte », ont informé les conférenciers.

Ces opportunités difficiles à saisir

Les conséquences de ce ‘’mauvais fonctionnement’’ du bureau du conseil national de l’ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens selon les membres du groupe sont entre autres, le refus de paiement des cotisations par certains Sages-femmes et Maïeuticiens et la non délivrance d’attestation d’inscription à l’Ordre à certains, qui fait que certains Maïeuticiens et Sages-femmes n’arrivent pas à profiter de tous les avantages qui s’offrent à eux. « Nous connaissons des Sages-femmes qui ont postulé dans des projets où à la fin, pour complément de dossier, on leur demande d’envoyer l’attestation d’inscription à l’Ordre. Elles ont poursuivi pendant plus de six mois pour avoir cette inscription jusqu’à ce qu’on prenne quelqu’un d’autre », a déploré Tiémassé Sontié Hien.

Les membres du groupe « sauvons notre profession » tout en précisant que le groupe n’est ni un syndicat, ni une association, mais plutôt une composante neutre de plus 300 Maïeuticiens et Sages-femmes burkinabè,  ont exigé au cours de cette conférence de presse, le renouvellement du bureau national de l’ordre des Sages-femmes et Maïeuticiens du Burkina Faso « dans la transparence et la cohésion ». Ils disent vouloir informer l’opinion nationale et inviter leurs collègues à se joindre à eux pour l’aboutissement de leur lutte. Aussi, selon eux, ils envisageront d’autres actions afin d’obtenir gain de cause. Pour le moment, ils disent préférer garder ses actions en secret.

Faso7

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