8 mars 2022 : Le mouvement Endogène projette le film Witba pour magnifier la femme burkinabè

Le Mouvement Endogène a rendu hommage à la femme burkinabé à travers la projection du film Witba de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré. C’était ce samedi 5 mars 2022 au foyer du renouveau à Ouagadougou.

À quelques jours de la commémoration de la 165 Journée internationale de la femme, le Mouvement Endogène a d’ores et déjà manifesté son soutien à l’égard des femmes du monde entier et en particulier aux femmes burkinabè. Ce soutien s’est traduit par la projection du film, Witba. « Cette année, c’est le film Witba que nous avons projeté pour mettre en lumière la bravoure de ces femmes qui se sont battues tant pendant la colonisation, pendant la décolonisation et pendant l’indépendance pour que ce pays soit aujourd’hui celui qui regroupe tout le monde et qui valorise l’apport des femmes », s’est exprimé Barthélémy Tankodogo, secrétaire général du mouvement Endogène. Pour lui, le développement du Burkina Faso ne se fera pas sans les femmes. « L’histoire de ce pays ne peut pas se construire en dehors des femmes. Elles doivent être au milieu. (…) Si nous voulons avancer, Il faut qu’on avance avec les femmes », a-t-il déclaré.

« Je voudrais donc souhaiter que la femme burkinabé continue de galoper aux côtés des hommes » (Harouna Kaboré)

Witba est un film de cinquante-six minutes de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré. Le film retrace l’histoire de la princesse Yennega, de Jacqueline Yaméogo, de Makoukou Coulibaly, et bien d’autres, considérées comme des femmes battantes. Pour les leaders du mouvement Endogène, l’histoire de ces femmes a contribué précieusement à la construction du Burkina Faso.

Par ailleurs, selon les organisateurs de cette activité, la projection du film visait aussi à inspirer les jeunes à bâtir une nation forte tout en puisant dans l’histoire du pays, les ressources nécessaires pour faire face aux difficultés. Parlant de difficulté, Il s’agit du déchirement social et du terrorisme.

« L’histoire de ce pays ne pas se construire en dehors des femmes » (Barthélémy Tankodogo)

Selon Harouna Kaboré, président du Mouvement Endogène, il a pu découvrir les « sillons tracés et le rôle joué par ces femmes » dans la construction du Burkina Faso, à travers la projection du film Witba. « À travers les échanges, nous avons compris qu’il y a encore des défis à relever et il faudra qu’on se mette ensemble pour continuer à promouvoir, à faire en sorte que la femme puisse continuer de jouer le rôle », a fait savoir le président du Mouvement Endogène. Il a par ailleurs plaidé pour une prise en compte considérable des femmes à tous les niveaux au Burkina Faso. « Je voudrais donc souhaiter que la femme burkinabé continue de galoper aux côtés des hommes et que les hommes burkinabè travaillent à moins piétiner les droits des femmes », a exhorté Harouna Kaboré.

Selon les leaders du mouvement, durant tout le mois de mars 2022, l’ensemble des coordinations du Mouvement Endogène dans les différentes régions du Burkina Faso, organiseront des activités pour magnifier le travail fait par les femmes de par le passé.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso7

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