Burkina Faso : Des partis de l’ex-majorité soutiennent le MPSR

Le Mouvement pour la Défense de la Patrie, le Burkina Faso (MDP – BF), composé des partis de l’ancienne majorité présidentielle, a exprimé son « soutien indéfectible » au MPSR pour une gouvernance vertueuse tout en faisant des recommandations. C’était ce 29 janvier 2022 à Ouagadougou.

« Nous voulons accompagner cette marche triomphale vers l’horizon du bonheur », a déclaré Drissa Sanogo, président du parti Front Commun pour le Développement (FCD) et l’un des conférenciers du jour.

Suite au coup d’Etat du 24 janvier 2022, des partis membres de l’ex-majorité présidentielle se sont positionnés du côté du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR). Il s’agit des partis Front Commun pour le Développement (FCD), Convergence pour l’Emergence et la Démocratie (CED), Congrès des Jeunes pour le Progrès (CJP), Rassemblement du Peuple pour le Travail (RPT), Nouvel Élan Démocratique en Afrique (NEDA) et Mouvement des Forces Démocratiques (MFD).

Ces organisations se sont coalisées au sein du Mouvement pour la Défense de la Patrie, le Burkina Faso (MDP – BF). « Le MPD-BF (…), se démarque de toutes considérations claniques et met l’intérêt supérieur de la Nation en apportant son soutien indéfectible au MPSR pour une gouvernance vertueuse », a déclaré Drissa Sanogo, président du FCD.

Les présidents de ces partis politiques accusent le régime déchu d’avoir eu une gouvernance peu glorieuse et une gestion solitaire. « Toutes nos propositions ont été muselées (au sein de l’ex majorité, ndlr). Ça ne part nulle part, on ne nous écoute pas. Mais vous voulez quoi ? Nous on est venus pour les aider et qu’ensemble on puisse sortir le Burkina Faso des mains de l’ennemi. Mais comme on ne nous écoutait pas… », s’est offusqué Drissa Sanogo.

La communauté internationale appelée à accompagner le MPSR

Dans son élan de soutien, le MDP-BF a fait des recommandations au MPSR, au peuple burkinabè et à la communauté internationale. Au chef de l’Etat Paul Henri Sandaogo, ce partis lui ont demandé la préservation de l’intégrité physique des personnes arrêtées dans le cadre du putsch, une transition inclusive dans un délai raisonnable, la culture du dialogue et la concertation et la mise en œuvre sans délai des mesures que le régime d’exception compte mettre en place.

Aux populations du Burkina Faso, ces structures membres de l’ex-majorité présidentielle leur ont demandé de cultiver la tolérance et le pardon, d’aller à une réconciliation sincère et de former une union sacrée autour du MPSR.

Le MDP-BF a appelé la communauté internationale à changer de paradigme, à prendre en compte la volonté manifeste du peuple à lutter contre le terrorisme, à épargner la junte au pouvoir et d’accompagner le MPSR et le peuple burkinabè dans le processus de sécurisation et de refondation du Burkina.

Notons que les présidents des partis membre du MDP-BF comptent « travailler » avec les leaders du MPSR et les autres organisations politiques et de la société civile. « En toute chose, il faut accorder le bénéfice du doute. Essayer d’accompagner, de voir et puis être là aussi en tant que gardiens de la chose. A chaque fois essayer de recadrer », a déclaré Yacouba Barry, président du CED.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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2 commentaires

  1. Retournement de veste, les politiciens maîtrisent ça parfaitement. D’ailleurs ces partis ont en tout combien de militants ? Je n’en connais pas 1 seul autour de moi.

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