[Tribune] Burkina Faso : L’avis de Arsène S. Koné sur la situation nationale

Ceci est la contribution d’un citoyen burkinabè sur la situation nationale. 

Tant qu’à faire, faisons la inclusive, peut-être rigoureuse, mais surtout bénévole !

En moins de 10 ans, notre pays s’achemine vers une deuxième transition, ou, devrait-on dire, une deuxième chance pour la véritable transition depuis 2014.

Comme le dit l’adage, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Au-delà des questions de révision constitutionnelle en 2014 ou de terrorisme et de djihadisme en 2022, les mouvements populaires tirent leur source d’un mal être profond de notre société. Le sentiment d’injustice (le travail honnête paie moins que la tricherie), la mal gouvernance, la corruption ont entraîné une sorte de défiance de l’autorité publique. Et, ces phénomènes rendent difficile, voire impossible, une lutte efficace contre les phénomènes exogènes auxquels le pays se trouve confronté comme les crises économique, sécuritaire et sanitaire.

Pour donc se donner la chance de ne plus faire du «sur place », on peut prospecter les pistes suivantes :

– une transition véritablement inclusive, sans artifice pour exclure ou écarter une seule composante de la vie publique ;

– un règlement définitif des questions qui traversent les années sans solution (le maintien ou non de la magistrature comme un pouvoir de l’État avec toutes les conséquences de droit, l’examen de la remise à plat des salaires avec une discussion sans tabou sur la gestion de nos richesses et avoirs nationaux…)

– la poursuite et l’accélération du processus de réconciliation nationale ;

– la reddition des comptes par rapport aux crimes économiques sans exception ;

– l’adoption des textes d’application utiles à l’encrage de la bonne gouvernance économique.

Pour la préparation d’un retour à l’ordre constitutionnel, on devrait envisager, entre autres, une réglementation plus rigoureuse de la création d’organisations de la société civile, de partis politiques et des autres mécanismes d’animation de la vie publique .Pour le réussir profondément et durablement il faut que la transition soit bénévole ; que les ministres ne reçoivent que des indemnités, et les éventuels membres d’un conseil de transition, des primes de session. Au delà des assurances d’un engagement citoyen et patriote, ce serait un acte de solidarité, de compassion et d’empathie à l’endroit de l’ensemble des burkinabè et plus particulièrement des victimes et personnes affectées par la crise humanitaire.

Arsène S.KONE

Citoyen

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