Burkina Faso : Le ministre Bénéwendé Sankara visite les travaux de construction du pont An Nayélé

Ce lundi 17 janvier 2022 à Ouagadougou, le ministre du développement Urbain, de l’Habitat et de la Ville (MDUHV), Me Bénéwendé Sankara, le ministre en charge de l’environnement, Smaila Ouédraogo et le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, ont effectué une visite terrain afin de s’informer sur l’état d’avancement des travaux d’aménagement de l’exutoire à l’intérieur et en aval du parc Urbain Bangr Weogo de Ouagadougou, qui constitue la phase 3 du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou.

Le premier site visité par le ministre Bénéwendé Sankara et le reste de la délégation, est le Canal Kadiogo, situé entre le dalot An Nayélé et sa confluence avec le marigot de Goudrin. Sur le chantier du canal, ce sont des Caterpillar, des bulldozers et bien d’autres machines qui étaient en action au moment de la visite des autorités. A en croire Me Bénéwendé Sankara, les travaux au niveau du canal qui consistent à rééquilibrer et aménager  le marigot avec la construction de deux (2) dalots multicellulaires, avancent bien. Pour lui, ce canal va permettre d’éviter les inondations dans la ville de Ouagadougou. « Les eaux de drainage de la ville de Ouagadougou, à plus de 70% passent par ce canal. Ce qui va épargner la ville de Ouagadougou, principalement d’éventuelles inondations », a-t-il indiqué.

« Les eaux de drainage de la ville de Ouagadougou, à plus de 70% passent par ce canal » (Me Bénéwendé Sankara)

A en croire le ministre en charge du développement urbain, ce projet va se poursuivre jusqu’au fleuve Massili pour ce qui concerne sa quatrième phase et va également prendre en compte les préoccupations des populations environnantes. « Ces sorties sont un constat qui nous permettent d’intégrer justement ce que nos populations veulent. On ne fait pas le canal au détriment des populations », a laissé entendre Me Bénéwendé Sankara.

Les travaux du projet ont un taux d’exécution de 69% 

Lors de la visite, le directeur général du bureau du Cabinet africain d’étude et maîtrise d’œuvres (CAEM), chargé du contrôle des travaux, Ousmane Nacoulma, a indiqué que les travaux du projet sont à « 69% du taux d’exécution pour 71% du délai consommé ». Selon lui, les travaux effectués au niveau du pont An Nayélé ont été sans aucune difficulté. Cependant, ce qui va ralentir les travaux entrant dans le cadre du projet, sont les problèmes environnementaux auxquels ils font face sur le site du parc urbain Bangr Weogo, a-t-il relevé.

« Ce canal draine 70% des eaux d’assainissement de la ville de Ouaga. Donc, s’il n’est pas efficace, on aura toujours des problèmes d’inondation » (Ousmane Nacoulma)

« Les travaux qu’on a fait après le pont An Nayélé, ça s’est déroulé sans problème. Mais malheureusement à l’intérieur du parc, dès qu’on a commencé, on était confronté à des problèmes environnementaux parce que la déforestation cause problème », a laissé entendre Ousmane Nacoulma.

Il faut noter que les travaux entrepris au niveau du parc urbain Bangr Weogo sont entre autres l’aménagement à l’intérieur du parc urbain d’une mare et la construction de dalots multicellulaires, l’aménagement et le revêtement du marigot Somgandé et l’éclairage public le long de la rive droite du marigot Kadiogo revêtu en béton armé, entre la limite Est du Parc et le dalot du canal An Nayélé. Aussi, une infirmerie et des guérites sont également en construction à l’intérieur.

Un canal qui draine 70% des eaux de la ville de Ouagadougou

Evoquant la capacité du canal An Nayélé, le chargé du contrôle des travaux a fait savoir que l’inefficacité du canal pourrait causer des inondations dans la ville de Ouagadougou. « Ce canal draine 70% des eaux d’assainissement de la ville de Ouaga. Donc s’il n’est pas efficace, on aura toujours des problèmes d’inondation. Pour régler le problème, il faut faire 15 km jusqu’au Massili », a expliqué Ousmane Nacoulma.

« Ces sorties sont un constat qui nous permettent d’intégrer justement ce que nos populations veulent. On ne fait pas le canal au détriment des populations » (Me Bénéwendé Sankara)

En rappel, le projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou a été lancé depuis 2010. Aujourd’hui à sa troisième phase, qui est d’ailleurs exécutée par l’entreprise COGEB internationale SA,  le projet est financé par la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD) à plus de 17 milliards de franc CFA.

Lazard KOLA

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page