Burkina Faso : L’UAS commémore l’an 56 du Soulèvement populaire de 1966

Comme de coutume, l’Unité d’Action  Syndicale (UAS) a commémoré ce lundi 3 janvier 2022, le 56ème anniversaire du Soulèvement populaire du 3 janvier 1966. C’était à la Bourse du travail à Ouagadougou.

En cette circonstance, l’UAS a initié un panel sous le thème de « la contribution de l’UAS à la défense, à la promotion des libertés démocratiques et syndicales, des droits économiques et sociaux des travailleurs ».

Ce panel a été animé par deux communicateurs, Guy Olivier Ouédraogo, Secrétaire Général (SG) de la Confédération Syndicale Burkinabè (CSB) et Richard Tiendrebeogo, ancien SG adjoint de la Centrale Générale des Travailleurs du Burkina Faso (CGTB).

L’UAS a fait le rappel de la grève des 17 et 18 décembre 1975 au Burkina Faso, contre le projet de création du parti unique, Mouvement National pour le Renouveau (MNR), prémédité par le président de l’époque, le Général Sangoulé Lamizana. Ce parti, selon l’institution, devrait être le cadre unique pour les activités sociales, culturelles et politiques. Toute indifférence à son égard était perçue comme une atteinte à la sécurité de l’Etat.

« La grève fut un succès immense. Elle fit de Ouagadougou et des autres villes ces jours-là, des villes-mortes et ébranla fortement le Gouvernement du Renouveau National (GRN) qui dut s’auto-dissoudre le 29 janvier 1976 », a indiqué l’UAS.

Pour l’Unité d’Action Syndicale, ce rappel est particulièrement important pour plusieurs raisons que sont, entre autres, les acquis engrangés par l’action syndicale au Burkina Faso et les nombreux défis qui se posent « aujourd’hui » et qui interpellent le mouvement syndicale. « Le contexte national actuel commande que  l’Unité d’Action Syndicale (UAS) se renforce et s’assume dans la préservation, la protection et la promotion des acquis démocratiques arrachés de haute lutte par les devanciers », a interpellé l’UAS.

« Cette situation sécuritaire-là pose une grande question »

En marge de cette rencontre, le communicateur Richard Tiendrebeogo a invité « tout le monde », à se questionner sur la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso.

« Cette situation sécuritaire-là pose une grande question : est-ce-que  le Burkina est libre pour que nous mêmes syndicalistes, on parle de liberté ? Est-ce qu’aujourd’hui,  nous avons la possibilité de défendre notre patrie comme nous voulons ? Puisqu’en réalité, quand nous cultivons notre mil, c’est pour imager, au lieu de le mettre dans notre grenier, on le met dans le grenier de quelqu’un,  la France vous avez bien compris. (…) Nous devons donc pouvoir décider de nous-mêmes », a-t-il déclaré.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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