Le Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières se dévoile

Le Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières (CBMGC) s’est présenté à la presse ce lundi 6 décembre 2021. Cette association professionnelle des acteurs évoluant dans les domaines des mines, de la géologie et des carrières ambitionne faire la promotion des secteurs susmentionnés, « dans le respect des lois et règlements et dans le respect des populations impactées, et des engagements pris en leur faveur ».

Le Burkina Faso compte actuellement 17 mines industrielles en exploitation avec une production d’or estimée, en 2020, à 60 tonnes. L’or est devenu le premier produit d’exportation devançant le coton et faisant du pays, le 5e  pays producteur d’or en Afrique après le Ghana, l’Afrique du Sud, le Soudan et le Mali.

En outre, selon le Dr Cyrille Bambara, Directeur exécutif du CBMGC, la géologie « est un domaine qui joue un rôle éminemment important dans le développement économique et social ». Ainsi, énumère-t-il, elle intervient dans la recherche de l’eau, la réalisation des grands barrages et la recherche des ressources minières et énergétiques.

Quant à l’exploitation des substances de carrières, à écouter le Directeur exécutif du CBMGC, avec le plan stratégique décennal de développement de l’exploitation des substances de carrières couvrant la période 2016-2025, « on a enregistré une augmentation des demandes d’autorisations d’exploitation de granite, de calcaire dolomitique, de tuf, de latérite, d’argile, de kaolin et de feldspath ».

En mettant ainsi en place le Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières, présidé par Rasmané Sawadogo, cette association entend faire la promotion des différents secteurs « tout en conciliant les intérêts de toutes les parties prenantes, Etat, population et promoteurs », a fait savoir le Dr Cyrille Bambara.

Vidéo : Le CBMGC présente ses objectifs

Selon le Dr Cyrille Bambara, cette association est un nouveau cadre de concertation, de dialogue pour concilier les intérêts des investisseurs et des populations. Selon lui, le secteur privé « burkinabè n’est pas suffisamment impliqué dans l’exploitation de l’or ». Ainsi, le CBMGC prévoit, à travers ses membres, mettre l’accent sur la formation afin que le privé puisse y participer activement.

Il faut noter que le Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières a trois sociétés minières fondatrices dont Bissa Gold, Somita et Nord Gold.

Mais toute personne physique et/ou morale exerçant dans le domaine des mines, des carrières et de la géologie au Burkina Faso peut adhérer au Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières. Par ailleurs, les premiers responsables de cette association ont rassuré « qu’il n’y aura pas de conflits d’intérêts avec la Chambre des mines ».

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