Lutte contre le terrorisme, formation et emploi : Le regard d’un citoyen

Ceci est la tribune d’un citoyen, qui a requis l’anonymat,  parvenue à la rédaction de Faso7. Elle propose des solutions pour lutter contre le terrorisme en anglant le regard sur la formation professionnelle et l’emploi.

Le contexte actuel de mon pays, le Burkina Faso, nous interpelle sur notre devoir de citoyen à faire des propositions en vue de lutter contre l’insécurité. Cette lutte ne devrait pas seulement s’attaquer aux effets de l’insécurité mais plutôt aux causes. Au regard de la structure de notre population, plus de la moitié sont des jeunes. Malheureusement, cette frange active de la population, frappée par le sous-emploi et le chômage constitue une cible facile de recrutement des groupes armés. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que le ministère en charge des questions de formation professionnelle et d’emploi n’a pas su relever les défis qui s’imposent à lui.

D’abord, nous notons un faible ancrage institutionnel des questions de formation professionnelle et d’emploi. A titre d’exemple, plusieurs communes ne disposent pas de structure de formation pour occuper sainement la population active. Le nombre de centres dans les provinces/régions sont insuffisants.

Ensuite, la cohabitation des secteurs de la formation professionnelle et de l’emploi avec la cible jeunesse fait que le ministère, au lieu de poser des actions structurantes se contente d’actions populistes ou d’éclats (forum national des jeunes, la journée nationale de la jeunesse, des lancements pompeux de projets à faible impact …) tout ceci pour donner un faux espoir à cette jeunesse.

Enfin, l’instabilité institutionnelle (de 2015 à 2021, le ministère a connu quatre différentes dénominations) ne permet pas de poser des bases et d’outils appropriés pour un pilotage efficace dans la mise en œuvre des actions en matière de formation professionnelle et d’emploi.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu de :

  • revoir l’ancrage institutionnel de la formation professionnelle et de l’emploi en faisant en sorte que les communes disposent de structures de formation professionnelle équipées ;
  • reconnaitre que les questions de formation professionnelle et d’emploi, dans le contexte actuel, méritent une attention particulière pour répondre aux aspirations de la population.

Telle est ma modeste contribution.

Un citoyen

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