Sécurité au Burkina : Le MJS propose la création d’états-majors particuliers dans les zones à risque

Ce jeudi 25 novembre 2021 à Ouagadougou, le Mouvement des jeunes socialistes du Burkina Faso (MJS-Burkina Faso) a appelé à l’union sacrée des fils et filles du Burkina Faso afin de faire face l’hydre terroriste. Également, le MJS a suggéré au président du Faso, la création de quatre états-majors particuliers dans le Nord, le Sahel, la Boucle du Mouhoun et à l’Est.

« A l’heure actuelle, il ne devrait pas y avoir de majorité ni d’opposition face au danger. C’est l’union sacrée qui doit prévaloir pour qu’ensemble nous puissions nous interroger sincèrement sur ce qui nous arrive. Toutes les forces sociales, partis politiques de la majorité et de l’opposition, société civile, autorités coutumières et religieuses, forces de défense et de sécurité ont l’obligation de mutualiser leurs efforts pour que nous puissions sortir de cette longue parenthèse cauchemardesque », a réagi le président du MJS-Burkina Faso, Jean Lionel Martial Gourma.

Le président du MJS-Burkina Faso estime que les différentes revendications du moment qui font appel à la démission du président du Faso, à la libération de Gilbert Diendéré ou le retour de Blaise Compaoré ne doivent pas faire oublier les échecs et l’impuissance du Burkina Faso face au terrorisme.

Il justifie cet échec et cette impuissance par le  manque d’union et des mésententes qui, pour lui en sont des causes. « Les clivages majorité et opposition doivent s’effacer devant l’intérêt supérieur de la nation. En cette période si critique pour notre cher Faso, nous appelons tous les patriotes de tous les bords à dépassionner le débat pour nous armer moralement et spirituellement contre ces hordes terroristes qui ne jurent que par notre perte. Il nous faut impérieusement mettre en avant  la réflexion constructive pour nous sortir de l’ornière », a-t-il exhorté.

Le mouvement invite le président du Faso à prendre ses responsabilités pour remédier à cette « cacophonie » qui sévit au sein de la hiérarchie des forces de défense et de sécurité. « Car le drame d’ Inata sonne comme un aveu sordide de la hiérarchie et du commandement », s’est offusqué Jean-Lionel Martial Gourma.

Comme solution, le mouvement propose la nomination des chefs d’état-major particuliers dans les zones à haut défi sécuritaire. Selon la proposition de ce mouvement, il faut quatre chefs d’état major particuliers qui auront pour base Titao au Nord, Bogandé à l’Est, Gorom-Gorom au Sahel et Mangodara dans la Boucle du Mouhoun.

Faso7

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