Environnement : Siméon Sawadogo visite le « poumon écologique » de Kombissiri

Dans le cadre de la protection de l’environnement, Siméon Sawadogo, ministre en charge de l’Environnement, accompagné d’une délégation a visité ce 12 octobre 2021, la forêt de Doulougou, située à Kombissiri dans la province du Bazèga, dans la région du Centre-Sud et grande de 214 hectares.

Il s’agit d’un espace vert qui a été érigé dans le cadre de la riposte contre la grande sécheresse des années 1970 au Burkina Faso, grâce à un financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Composée essentiellement de plantations d’eucalyptus, elle servait à l’époque, à l’approvisionnement des villes comme Ouagadougou en bois de chauffe.

A la suite du PNUD, la forêt de Doulougou grande de 214 hectares a été reprise en main par un projet de l’Association International de Développement (IDA) jusqu’en 1990, selon Moïse Sia, directeur provincial des Eaux et Forêts du Bazèga. Depuis lors, il n’y a plus eu d’intervention dans la gestion de ce site forestier. Même si la Direction Provinciale du Bazèga s’occupe de la surveillance et de la sécurisation de cet espace vert, le constat est qu’il est délaissé à la pression humaine, animale et climatique.

Le ministre en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo, après une visite de la forêt n’a pas hésité à la qualifier de « mine d’or » ou encore de « poumon écologique » pour la ville de Kombissiri et pour les villages environnants. Toutefois, il s’est indigné contre la pression humaine dont la forêt est victime.

« Nous avons vu qu’il y’a quand même une sorte de prédation sur la forêt. Nous avons d’abord la coupure du bois de façon abusive. Nous avons vu qu’il y’a le sable qu’on est en train de déterrer là-dessus. Nous avons vu également qu’il y a beaucoup de gens qui sont à l’intérieur, en train de faire des prélèvements », s’est-il exprimé.

Pour joindre l’acte à la parole dans le cadre de la protection de cette forêt, le ministre Siméon Sawadogo a ordonné la démolition sur place d’un bâtiment construit ‘’anarchiquement’’ au sein de la forêt.

Un plan d’aménagement de la forêt bientôt disponible

Pour appuyer les propos du ministre, Moïse Sia a ajouté que cette forêt subit aussi la menace des animaux qui y viennent pour paître. Il a ajouté que le délaissement de cette forêt l’a rendue composite. Quelque chose qui n’arrange pas les eucalyptus. « Au fur et à mesure que l’entretient manquait, ces espèces ont beaucoup péries et c’est la régénération naturelle qui a aussi augmentée. Mais la principale espèce qui est l’eucalyptus est de 40% aujourd’hui. Pour les espèces naturelles qui se sont régénérées, on a le karité, le balanites, le néré… (…). On voit également la présence des animaux de petite faune comme les écureuils, les lièvres, les oiseaux… », a-t-il fait savoir.

Afin de pallier à toutes ces menaces, le Directeur Provincial des Eaux et Forêts du Bazèga a proposé qu’il soit mis en place un plan d’aménagement de cette forêt, qui va refaire le potentiel existant et proposer des mesures adéquates, de sorte à permettre de la sécuriser davantage afin de pouvoir y mettre de l’investissement.

A cet appel, Siméon Sawadogo n’a pas fait la sourde oreille. Il a indiqué que son département va « voir » dans quelles mesures cette forêt et d’autres qui sont dans la même situation peuvent être sauvegardées. En attendant, il a appelé les autorités locales de toutes les régions à coordonner avec les agents des Eaux et Forêts à protéger les forêts délaissées qui se trouvent dans leurs territoires.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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