Les faits divers de Zatibagnan : « Ma femme veut que j’épouse ma maîtresse »

Un ancien aimait dire que le sommeil d’un homme polygame doit être troublé lorsque ses femmes s’entendent trop bien. Mais qu’en est-il quand son épouse « titulaire » file le parfait amour avec sa maîtresse ?

Lassina est un cadre de banque bien vu du quartier Patte d’Oie à Ouagadougou. C’est un bon musulman. Les prières quotidiennes sont réglées comme sa respiration. Il est marié et père de deux adorables enfants.

Il ne boit pas, ne fume pas et est un homme très calme et mesuré. Il est humble, respecte tout le monde au quartier et s’acquitte de ses devoirs sociaux vis-à-vis de sa communauté. Un modèle envié des jeunes de son patelin.

Il a tout pour être heureux et pour luire comme une luciole sous un projecteur. Et il luisait et brillait de mille feux.

Sauf à partir du récent mois où Lassina a commencé à maigrir. Son teint éclatant a fui pour être remplacé par une apparence terne et sans joie. Lui qui transmettait la bonne humeur et la sérénité est subitement devenu taciturne et ombrageux. Et son entourage n’y comprenait rien.

Un jour, après la prière du soir, l’imam le retint à la mosquée. Il voulait comprendre ce que traverse l’un des plus fidèles de son autel. Et alors, le religieux sut ce qui tracassait Lassina.

Le cadre de banque avait une maîtresse. De longue date. Une belle fée aux courbes vertigineuses qui auraient donné le tournis au moine le plus hermétique aux saveurs de ce bas-monde ! Or Lassina n’était pas moine.

Le mariage qui fait dépérir

Mais là ne résidait pas la fondamentale cause du dépérissement moral de notre banquier. Elle se trouvait dans le giron de la proposition que sa femme lui a faite un soir de prendre une deuxième épouse. Et que le lendemain, avant même qu’il ne finisse de digérer cette proposition, sa moitié lui annonça qu’elle a trouvé la femme qui fera office de sa coépouse.

Toujours éberlué, il n’eut pas le temps d’objecter qu’elle lui indiqua que sa « rivale » viendra à la maison le lendemain. Et ce fut le cas. Mais quelle ne fut pas la surprise de Lassina de découvrir celle que sa femme lui a destinée comme deuxième épouse : sa maîtresse Faouzia !

Malgré ses questions, sa maîtresse ne lui révéla pas comment elles se sont rencontrées ni comment cette machiavélique affaire de secondes épousailles a été goupillée. Il n’osa pas poser la question à sa femme.

Il demanda donc à l’imam : « Alors, imam, ai-je raison de dépérir ou pas ? ».

L’imam enleva son bonnet.

Zatibagnan

A vendredi prochain pour un autre fait divers !

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