Enseignement au Burkina : Aziz Bansé évoque les lacunes de l’enseignement de l’anglais en Terminale D

Le lundi 26 juillet 2021 à Ouagadougou, Abdoul Aziz Bansé, professeur titulaire d’anglais, a soutenu avec brio son mémoire de Master en Sciences de l’Education, option Management et Planification de l’Education. Sa soutenance a porté sur le thème « Les difficultés et perspectives de remédiation de la pratique de l’anglais oral dans la classe de Terminale D. Etude de cas dans la région du Plateau Central ». Il a obtenu la moyenne de 16 sur 20.

Posant son regard d’enseignant sur l’inculcation de l’anglais dans le post-primaire au Burkina Faso, Abdoul Aziz Bansé a remarqué que les élèves après leur cycle, n’arrivent pas à s’exprimer dans la langue de Shakespeare. C’est ainsi qu’il va se lancer dans des recherches pour connaitre les causes de ce problème et dégager des pistes de solutions.

D’après les recherches de Aziz Bansé, il ressort que les difficultés liées à la pratique de l’anglais en Terminale D sont dues à 3 facteurs. Notamment, le fait que les pratiques pédagogiques soient plus orientées vers l’écrit, le manque d’évaluations orales en anglais en classe de terminale D et l’absence des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans l’enseignement de cette langue. « A cause de tous ces facteurs,  les élèves n’arrivent pas à s’exprimer en anglais après ans (07) d’apprentissage », s’est désolé l’enseignant.

Pour y remédier, l’impétrant propose d’abord d’établir dans le système éducatif burkinabè un curriculum qui précise les objectifs à atteindre au second cycle. Ensuite d’encourager les activités orales dans l’enseignement et enfin d’inclure l’anglais à partir du primaire.

« Aussi, il faut évaluer les enseignants à l’oral lors de leurs examens, parce que beaucoup d’enseignants ont évidemment des lacunes pour s’exprimer. Il  va de soi que cela ait un effet négatif sur les apprenants », a-t-il ajouté.

L’universitaire a passé quatre années à rédiger son document, soit depuis l’année académique 2017-2018. Durant cette période, il a rencontré des difficultés liées notamment à la méthodologie et aux techniques de rédaction, ainsi qu’au manque de temps et de moyens. « Il a fallu vraiment l’abnégation, la détermination et la patience de notre directeur de mémoire, que nous tenons à remercier, Docteur Ali Ouédraogo, qui nous a épaulé dans la rédaction de ce document-là », a déclaré Aziz Bansé.

« Si le Burkina Faso s’inspirait de cela…»

Il  a indiqué avoir choisi l’anglais comme filière de formation dans le pays francophone qu’est le Burkina Faso, parce que c’est une langue que l’on rencontre dans tous les domaines. Il a rappelé que les pays les plus développés au monde sont anglophones.

« Nous avons des pays comme le Rwanda, qui ont quitté carrément la francophonie. Nous avons l’Algérie et le Benin qui ont pris des initiatives, quitte à encourager la pratique de l’anglais. Si le Burkina Faso s’inspirait de cela, cela peut apporter une plus grande value dans l’apprentissage de l’anglais et le développement même de ce pays », a-t-il soutenu.

Il a ajouté que l’étudiant en filière d’anglais au Burkina Faso a de l’avenir, pourvu que celui-ci oriente ses connaissances. « Au département anglophone, nous avons remarqué qu’on fait l’anglais général. Ce qui serait intéressant, c’est de réorienter cet anglais-là vers des types spécifiques, par exemple l’anglais minier, l’anglais industriel, l’anglais agricole, l’anglais en élevage. Si on oriente la pratique de l’anglais vers ces domaines-là, ce serait meilleur que lorsqu’on fait de l’anglais général, qui vraiment n’a pas trop d’avenir », a-t-il expliqué.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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2 commentaires

  1. Le problème peut être posé en termes de motivation.
    Pourquoi apprendre l’anglais ?
    Que fait l’enseignant d’anglais pour amener les élèves à s’investir dans sa discipline ???
    Sans oublier que des attitudes comme les moqueries successives aux erreurs sont des blocages à la participation.

    Félicitations Laziz!
    Bon vent pour la suite de la recherche

    1. Merci mon frère. Les difficultés de la pratique de l’anglais oral sont a plusieurs niveaux. Il faut véritablement une conjugaison d’efforts pour relever le défi d’expression. Nous allons approfondir la recherche..

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