VGB au Burkina Faso : IHRDA lance une plateforme accédant à toutes les décisions de justice

L’Institut pour les Droits Humains et Développement en Afrique (IHRDA) basé à Banjul en Gambie, en collaboration avec le Groupe de Recherche-Action sur la Sécurité Humaine (GRASH), a lancé une base de données sur les violences basées sur le genre (VBG), ce vendredi 23 juillet 2021 à Ouagadougou.

Désormais à partir de la plateforme https://sybv-ihrda.iwazi.io/ les décisions de justice rendues dans le cadre des violences basées sur le genre (VBG) au Burkina Faso, peuvent être consultées. L’initiative est de l’Institut pour les Droits Humains et Développement en Afrique (IHRDA)  en collaboration avec son partenaire le Groupe de recherche-Action sur la sécurité Humaine. En plus du Burkina Faso, ce sont au total 14 pays africains qui peuvent désormais utiliser de cette plateforme.

Si au Burkina Faso, 45 décisions de justice ont été recensées et mises en ligne, dans certains pays comme le Soudan, 125 l’ont été. A travers la plateforme qui vient d’être lancée en ce qui concerne « le Pays des Hommes Intègres », les visiteurs auront la possibilité d’aller consulter et copier les décisions de justice, en toute liberté en cas de besoin. « La mise en place de cette plateforme, va faciliter le travail des chercheurs, des étudiants, et des patriciens. Elle est également une forme de plaidoyer en cas de lacunes pour être traitées », s’est exprimé Maître Ali Traoré, président du GRASH.

Selon les représentants de l’IRDHA, le choix de lancer la plateforme au Burkina Faso a pour finalité de mener la sensibilisation auprès des acteurs et toutes les parties impliquées, « sur l’existence et le fonctionnement de cet outil, avec un accent sur le profil du Burkina Faso, et de booster sa visibilité et son utilisation au sein des acteurs et parties prenantes clés au Burkina Faso ».

L’un des obstacles majeurs que rencontre le fonctionnement de la plateforme est lié à la difficulté de la collecte des décisions de justice. L’IHRDA entend mener des actions afin de palier cette difficulté « Nous allons faire des plaidoyers pour faciliter les collectes auprès des systèmes judiciaires, parce qu’à terme, la plateforme peut être utilisée par tous.  Le politique peut s’en inspirer pour améliorer la législation, l’avocat peut s’en inspirer pour des affaires similaires, le juge peut s’en inspirer », a fait savoir maitre Bizimana Eric, juriste senior, Institut pour les Droits Humains et Développement en Afrique (IHRDA).

Il faut noter que la plateforme https://sybv-ihrda.iwazi.io/   existait depuis 2015 dans trois pays pilotes grâce à l’accompagnement financier de Foundation for a Just Society (FJS). La base de données est disponible en français, en anglais et en arabe sur la plateforme.

Faso 7

 

 

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