Mali : Le jour où Assimi Goïta a été confondu à un mouton de sacrifice

Qui a intérêt à ce que le Chef de l’Etat malien passe de vie à trépas et dans un scénario aussi rocambolesque et un décor aussi spectaculaire ?

Une mosquée. Un couteau. La fin de la prière de l’Aïd El Kébir. Le tableau de l’autel est complet. Il ne manque plus que le bélier du sacrifice.  Et le mouton, comme dans le scénario de la religieuse histoire du prophète Ibrahim, est un humain : Assimi Goïta, le président malien.

Une arme à feu aurait pu être utilisée. Mais pourquoi un couteau ? Sans doute parce que la sécurité était renforcée (un tantinet pas assez tout de même !), un président devant effectuer sa prière de l’Aïd Al-Adha. Mais le symbole est bien là. Et il est glaçant.

Le chef de l’Etat malien a eu du bol. Ou plutôt, Dieu l’a sauvé et, comme Ismaël il y a plusieurs années aussi loin que dans la mémoire des humains, le Seigneur a préféré que la vie de Assimi Goïta soit remplacée par celle du mouton que l’imam de la mosquée où il a prié est allé immoler.

Sa vie est certes sauve. Mais des interrogations attendent de trouver des réponses. Qui a confondu le colonel président à un mouton de sacrifice ? Qui a osé ? Car oui, c’est osé de vouloir tuer un président dans une mosquée, en plein jour, avec un couteau, et qui plus est, au milieu de centaine d’yeux. Qui a intérêt à ce que le Chef de l’Etat malien passe de vie à trépas et dans un scénario aussi rocambolesque et un décor aussi spectaculaire ? La ou les personnes en veulent-t-elles à la transition malienne ou à la personne même du président ? Pour quel motif ?

Qui sont les commanditaires ?

Le clan du président déchu IBK ? Il aurait plus à perdre. Celui de Bah N’Daw ? Il aurait gros à perdre, car si les enquêtes venaient à tourner autour de cette hypothèse, la relative magnanimité que le président malien a témoignée à « l’autre transition » pourrait prendre brutalement fin.

Ou alors sont-ce toutes ces personnes qui craignent de perdre avantages et attributs pas sainement acquis qui ont ourdi ce crime pour mettre fin à cette transition pas bonne pour leurs affaires ? Sans compter les groupes terroristes qui pour n ou x raison peuvent vouloir mettre un coup d’arrêt au processus en cours. Un autre écueil qui serait venu allonger la liste des obstacles qui troublent la marche du Mali vers son développement.

Vite, que ces les commanditaires de ces immolateurs de Tabaski soient débusqués ! A moins que ce ne soit un scénario écrit sous les voutes du palais de Koulouba et dont on verra sans doute bientôt d’autres épisodes se mettre en  branle !

Faso7

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