Valéry Silga intègre la famille des écrivains burkinabè avec « La pratique de la saisie-attribution des créances en droit OHADA »

Ce vendredi 2 juillet 2021, dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, le magistrat Valéry Jean Prosper Silga, président de Chambre à la Cour d’Appel de Ouagadougou, a dédicacé son ouvrage intitulé « La pratique de la saisie-attribution des créances en Droit OHADA ». Il s’agit d’un document sensé servir de référence pour les acteurs concernés et de source pour ceux qui désirent se cultiver davantage.

Trois années durant, le président de Chambre à la Cour d’Appel de Ouagadougou, le magistrat Valéry Jean Prosper Silga a écrit l’ouvrage « La pratique de la saisie-attribution des créances en droit OHADA », qui compte 364 pages.

Selon l’auteur, ce document vient satisfaire le potentiel besoin des praticiens du droit de « comprendre les dispositions de l’acte uniforme qui régit la procédure de la saisie-attribution des créances ». Autrement dit, l’ouvrage s’adresse particulièrement au créancier saisissant, au débiteur saisi et au tiers saisi.

Aussi, Valéry Jean Prosper Silga a-t-il expliqué que dans le cadre de la saisie-attribution, une fois saisi, le juge est dans l’obligation de statuer. Et pour ce faire, il a besoin de disposer d’un certain nombre de réflexions théoriques et aussi jurisprudentielles. « Il pourra aussi trouver des éléments qu’il va choisir, retenir lorsqu’il sera amené à décider dans un dossier qui pose une problématique particulière traitée dans le livre », a-t-il indiqué.

Nécessaire pour les praticiens, source de savoir pour les curieux

Par ailleurs, l’utilité de l’ouvrage se justifie par le fait que les affaires relatives aux contentieux des créances sont très récurrentes. A cela, s’ajoute le fait que la matière des difficultés d’exécution sont nouvelles. Pour pouvoir rendre sa décision, le juge aura besoin de consulter des jurisprudences «(…) Il faut que le juge vienne à créer souvent une jurisprudence. Un tel document qui permet de réunir déjà cette grande jurisprudence sur la saisie des créances (…), nous permettra d’y jeter rapidement un coup d’œil pour pouvoir se décider », a expliqué Valéry Jean Prosper Silga.

L’avocat Mamadou Sawadogo, après avoir exploité l’ouvrage, tout en louant l’accessibilité de l’écriture dont a fait preuve l’auteur, estime que l’ouvrage est non seulement nécessaire pour les praticiens mais qu’il permet aussi à des personnes qui ne sont pas forcément des praticiens du droit (les étudiants, les enseignants et autres), d’avoir en un seul ouvrage la quasi-totalité de l’état de la jurisprudence sur la saisie-attribution des créances en droit OHADA. «C’est des contributions comme ça qu’on a besoin, non pas de temps en temps mais en permanence», s’est-il exprimé.

Tout comme les collègues magistrats de l’auteur ainsi que les avocats venus découvrir l’ouvrage, la représente de la ministre de la Justice n’a pas tari d’éloge. «Il (NDRL : l’ouvrage) est d’une utilité certaine pour les acteurs du monde économique et financier, c’est-à-dire les banques, les établissements financiers, les sociétés commerciales, le monde universitaire et les membres des professions judiciaires» a fait savoir Maimouna Dermé

« La pratique de la saisie-attribution des créances en droit OHADA » se vent dans des libraires, à la maison de l’avocat et chez l’auteur lui-même au prix promotionnel de 25 000 F CFA.

Faso7

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