Vidéo de VDP dénonçant leur sous équipement : Le ministre de la Sécurité réagit

Dans une vidéo publiée par Nestor Samne et largement partagée sur Facebook et dans les groupes WhatsApp depuis le mardi 22 juin 2021, celui qui semble être le chef d’un groupe de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) parle de la situation peu enviable de son groupe.

« La patrie ou la mort, nous vaincrons (3 fois). VDP du Burkina Faso, VDP du Yatenga, VDP de Loroum. La patrie ou la mort, nous vaincrons. Au nom de la patrie, aujourd’hui c’est le 21 juin 2021. C’est la déception qui nous fait parler. Nous sommes dans la tristesse. Les ennemis nous dominent, mais nous savons qu’il en serait ainsi. Nous acceptons la mort pour que quelqu’un qui n’a pas de patrie ne prenne pas la nôtre. Les dirigeants du pays, ayez peur de Dieu. Faites-pardon et regardez, nous sommes dans la souffrance. Nous étions plus de 100 VDP. Nous nous sommes dispersés. Nous ne sommes plus que six sur le terrain. Les autres, nous ne savons où ils se trouvent. Nous demandons aux autorités de revoir nos conditions. S’il s’avère qu’elles ont vendu le pays, qu’elles nous le disent afin que chacun se cherche. La patrie ou la mort, nous vaincrons (…) Nous sommes en ce moment en brousse. Nous ne savons si nous y sortirons vivants. Mais nous sommes ‘’la patrie ou la mort, nous vaincrons’’. Nos tombes seront creusées au Burkina Faso, jamais ailleurs ».

C’est en ces termes que celui qui se présente comme le leader du groupe de VDP s’est exprimé.

Invité à se prononcer sur la question ce 23 juin 2021 lors du point de presse du Conseil des ministres, le ministre de la Sécurité, Ousseini Compaoré a répondu en commençant par indiquer que tous les VDP ne sont pas reconnus par l’Etat.

« L’organisation des VDP, comme la loi l’a indiqué, tout d’abord, il faut distinguer deux cas. Il y a des VDP que nous avons recruté et il y a des VDP qui se réclament VDP », a-t-il déclaré avant d’ajouter, « si vous voulez faire le compte de tous ceux qui se réclament comme VDP, peut-être que nous avons 500 000, 1 000 000 ».

Selon le ministre Ousseini Compaoré, certaines personnes, pour le fait seulement d’être en possession d’une arme, se réclament comme étant des VDP. « Il suffit d’avoir une arme. Les gens se présentent comme des VDP. Nous ne sommes pas contre le principe dès lors qu’ils défendent leurs villages et qu’ils défendent leurs communautés. Cependant s’ils ne sont pas enregistrés dans nos documents comme VDP, comment nous pouvons les assister puisque nous ne savons pas leurs existence », a-t-il interrogé.

A l’entendre, ce sont les VDP qui ne sont pas reconnus par l’Etat burkinabè qui, à travers les réseaux sociaux, envoient des messages de détresses. « Ils envoient des messages sur les réseaux sociaux, « nous sommes des VDP », « nous voulons une assistance », mais sur nos documents, nous ne les avons pas. Nous saluons l’initiative de s’organiser pour pouvoir défendre leurs communautés mais pourvoir les aider, il faut que nous ayons pu les enregistrer comme tel à tel endroit, et là on peut les apporter une assistance, ce qui n’est pas toujours le cas » a conclu Ousseni Compaoré avant de se soustraire de la tribune en laissant les journalistes sur leur faim.

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page