21 bérets rouges assassinés au Mali : Le général Haya Sanogo blanchi au nom de la réconciliation

Poursuivi dans l’affaire de l’assassinat de 21 bérets rouges en 2012, le général malien Amadou Aya Sanogo qui avait renversé l’ancien président Amadou Toumani Touré, ne sera plus poursuivi. Les juges maliens de la Cour d’appel de Bamako ont décidé ce 15 mars 2021, de l’abandon du procès.

La Cour d’appel de Bamako a décidé d’abander toutes les poursuites contre le général Haya Sanogo et ses complices dans l’affaire de l’assassinat de 21 bérets rouges maliens en mai 2012, quelques mois après le coup d’Etat qui a renversé l’ancien président Amadou Toumani Touré.

La décision de la justice malienne a été prise dans le cadre de la loi dite d’entente nationale adoptée en 2018 et qui a pour finalité la concrétisation de la politique de la restauration de la paix et de la réconciliation nationale.

Quant aux familles et aux proches des 21 bérets rouges assassinés, ils seront dédommagés par l’Etat malien.

En rappel, le 30 avril 2012, des militaires du 33e régiment des commandos parachutistes (RCP) notamment des « bérets rouges », restés fidèles au président Amadou Toumani Touré renversé en mars 2012 et contraint à l’exil par l’ancien capitaine Amadou Haya Sanogo, ont été arrêtés. Accusés d’avoir tenté un contre-coup d’Etat, les 21 militaires seront conduits au camp militaire de Kati et exécutés dans la nuit du 2 au 3 mai 2012.

Leurs corps enterrés à la hâte dans un champ près du village de Diago à quelques kilomètres de Kati seront exhumés pour une autopsie en 2013 après l’arrestation du général Haya Sanogo et de ces coaccusés dans cette affaire.

Le procès ouvert en grande pompe en 2016 n’avait jamais connu une véritable avancée jusqu’à ce jour, date de la fermeture du dossier par la Cour d’appel de Bamako.

Patrick Manegere

Faso7

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