Burkina Faso : Le concours de la magistrature réouvert 03 ans après

Le conseil des ministres de ce mercredi 24 février 2021 a décidé, au titre du ministère de la Fonction publique, d’autoriser l’ouverture du concours de la magistrature, après sa suspension depuis 2018, suite à un contentieux entre le gouvernement et des candidats.

Le concours de la magistrature sera bientôt relancé au Burkina Faso. C’est la décision qui a été prise lors du conseil des ministres de ce mercredi 24 février 2021, au titre du ministère de la Fonction publique.

En rappel, le conseil d’État du Burkina Faso avait ordonné au gouvernement le 14 août 2018, de sursoir à l’exécution du communiqué d’ouverture du concours de la magistrature. Le conseil avait pris cette décision suite à sa saisine par des requérants qui contestaient la décision du ministre de la Fonction publique, d’autoriser les candidats titulaires d’une licence issue du système LMD à prendre part audit concours au même titre que ceux titulaires de la maîtrise classique.

La décision du Conseil d’Etat a provoqué la suspension de l’organisation du concours de la magistrature depuis septembre 2018. Le gouvernement à l’époque n’avait pas pu démontrer l’équivalence entre la licence LMD et la maîtrise classique, malgré l’arrêté pris par le ministre de l’enseignement supérieur, le Pr Alkassoum Maïga, pour établir une équivalence de compétences entre les titulaires de la licence LMD et ceux de la maîtrise classique (BAC+4)

Selon Ousseni TAMBOURA, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, le président du Faso a donné des instructions pour que le concours soit relancé dans le respect des textes en vigueur.

En rappel, le concours de la magistrature est organisé selon la loi organique n° 050-2015/CNT qui dit à son article 11 que : «peuvent prendre part au concours d’entrée à l’Ecole de la magistrature, les personnes remplissant les conditions suivantes : être de nationalité burkinabè, être âgé de 22 ans au moins et de 40 ans au plus, jouir de ses droits civiques, être de bonne moralité, remplir les conditions d’aptitudes mentales exigées pour l’exercice de l’emploi, n’avoir jamais été condamné à une peine d’emprisonnement ferme de trois mois au moins ou de dix-huit mois au moins assortie de sursis à l’exception des délits d’imprudence, être titulaire au moins de la maîtrise en droit ou de tout autre diplôme reconnu équivalent».

En 2018, ils étaient au nombre de 4000, les candidats qui attendaient de prendre part au concours.

Amadou ZEBA

Faso7

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