Elections au Burkina Faso : Le CGD outille les journalistes contre les éventuelles dérives des candidats

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a tenu une conférence de presse ce 19 octobre 2020 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre a été pour le CGD d’aborder avec les journalistes les attitudes à tenir dans le traitement de l’information en période électorale.

Placé sous le thème « Médias, élections et cohésion sociale », cette conférence de presse qui a réuni plusieurs journaliste a été animée par le Pr. Serges Théophile Balima. Pour le membre du conseil d’administration du CGD, il était important pour son organisation de faire savoir aux journalistes la position du CGD sur le rôle des journalistes à moins de deux mois des élections. A l’entendre, à l’orée des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020, le Centre pour la gouvernance démocratique se donne pour rôle d’éviter les dérives médiatiques en interpellant les responsables des médias surtout, pour qu’ils sensibilisent leurs journalistes sur le respect de l’éthique dans leurs manières de traiter l’information tout en sauvegardant les acquis démocratiques du Burkina Faso.

Pour le Pr. Serges Théophile Balima, les journalistes peuvent tomber dans la dérive s’ils n’y prennent pas garde. « Très facilement c’est de se laisser être à la remorque de certains leaders politiques qui dans l’excitation où dans la recherche absolue du pouvoir peuvent avoir des comportements inappropriés ou des propos déplacés », a-t-il laissé entendre.

Selon le conférencier, il a eu des cas de par le passé, où des candidats aux élections ont eu des propos « séparatistes, communautaristes et stigmatisants ». Les journalistes devraient travailler à ne céder à cette tentation en ne relayant pas ces informations. Il invite par ailleurs les journalistes à s’en tenir « aux faits et rien que les faits parce que les faits sont sacrés dans la profession du journaliste ». Aussi, le journaliste doit pouvoir se mettre au-dessus de conflits d’intérêt selon le Professeur. « Il ne doit pas privilégier les positions égocentriques au détriment de tout ce qui arrange l’ensemble de la communauté », a-t-il exhorté.

Pour ce qui est des élections à venir, le Pr. Serges Théophile Balima a laissé entendre qu’il n’existe pas à priori des prémices des crises post électorales au Burkina Faso mais « vaut mieux prévenir que guérir », a-t-il mis en garde.

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