Burkina Faso : « On ne peut pas ajouter même une heure au mandat du président Kaboré » Pascal ZAIDA

La Coordination nationale des OSC pour la patrie (COP) a tenu une conférence de presse ce jour 10 juin 2020 afin de se prononcer sur la situation nationale et particulièrement sur l’organisation des élections à bonne date.

Pour le président du COP, Pascal Zaida le report des élections est inimaginable. En effet la COP estime que la tenue des élections aux dates prévues rentre dans la logique du  du respect de la constitution.La coordination base son argumentaire sur l’article 165 de la constitution qui dit « Aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause : la clause limitative du nombre de mandat présidentiel ; la durée du mandat présidentiel ; la nature et la forme républicaine de l’Etat ; le système multipartiste ; l’intérêt du territoire national ».Pascal Zaida estime que cette disposition constitutionnelle est « notre fétiche » et ne pourrait souffrir d’aucune modification. « Il n’existe aucune disposition de la constitution qui prévoit un report de l’élection.(…) On ne peut pas ajouter même une heure au mandat du président Kaboré », a déclaré Pascal Zaida.

Pour répondre aux organisations politiques qui estiment que la situation sécuritaire ne favorise pas la tenue des élections aux dates prévues, la Coordination a laissé entendre que le report des élections ne garantit pas également le retour de la paix et celui des exilés dans leurs localités.

Pour ce qui concerne le vote des déplacés internes, la COP a déclaré que la CENI en collaboration avec le PNUD et l’Union européenne ont publié les résultats d’une étude pouvant faciliter le vote des déplacés internes. En effet selon Pascal Zaida, les déplacés peuvent voter en étant rattacher à leurs localités de départ ou en étant rattacher à leurs localités d’accueil.

Pour finir, la COP s’est prononcée sur la situation difficile que traverse le Burkina Faso de nos jours, à savoir le terrorisme et ses conséquences économiques. Pour la COP, la mauvaise posture du Burkina Faso de nos jours est la conséquence de l’incapacité du pouvoir en place de pouvoir bien gouverner. « Le pouvoir conduit par le MPP a déçu. Le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré a montré son incapacité inextricable à gérer notre pays et à travailler à la réconciliation nationale », a lâché Pascal Zaida.Pour que le Burkina Faso retrouve la stabilité, la COP estime que les élections sont une nécessité, voire une obligation.

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