États-Unis : Indignation après la mort d’un homme noir lors de son interpellation

Les quatre officiers de la police de Minneapolis ont été limogés le mardi 26 mai 2020 après qu’une vidéo de leur intervention a circulé sur les réseaux sociaux.

La mort d’un homme noir américain à la suite d’une arrestation «musclée» a déclenché le mardi 26 mai, la colère à Minneapolis, sa famille dénonçant un usage «excessif et inhumain» de la force et le racisme de la police de cette ville du Minnesota, dans le nord des États-Unis. Cet homme, qui n’était pas armé, s’appelait George Floyd.

La scène, filmée lundi soir par une passante sur Facebook Live, montre un homme plaqué au sol sur le ventre par un policier qui l’immobilise avec un genou sur le cou. L’homme, George Floyd, se plaint pendant de longues minutes de ne pas pouvoir respirer et d’avoir mal, tandis que l’agent, un Blanc, lui dit de rester calme.

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a pour sa part fustigé un acte «horrible», accusant le policier d’avoir «manqué d’un sens de l’humanité fondamental». «Être Noir ne devrait pas être une peine de mort», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse mardi. Le chef de la police de Minneapolis a pour sa part indiqué qu’une enquête fédérale allait être ouverte sur cette affaire.

Jacob Frey a annoncé un peu plus tard sur Twitter que les quatre policiers impliqués dans cette interpellation avaient été démis de leurs fonctions mardi. «C’est la juste décision», a-t-il dit.

Mardi, des passants se recueillaient et déposaient des fleurs à l’endroit de l’interpellation, alors que d’autres arboraient des affiches demandant à la police d’«arrêter de tuer des Noirs». L’avocat de la famille, Benjamin Crump, a dénoncé un usage «abusif, excessif et inhumain de la force» pour un délit «non-violent», et demandé la fin du «profilage racial et (de) la minimisation des vies noires par la police».

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