Crise dans les médias publics : Zéphyrin Diabré va écrire à Roch Kaboré

Le point de presse du Chef de file de l’Opposition politique au Burkina Faso (CFOP/BF) a eu lieu ce 28 avril 2020 au siège de l’institution à Ouagadougou. Il était question pour l’opposition burkinabè de se prononcer sur la crise au sein des médias publics.

Le ministère de la communication et des relations avec le parlement avait procédé à l’affectation de plus de 300 agents de la RTB et des Editions Sidwaya.Si le ministère a justifié ces affectations par le souci de régulariser les carrières de ces agents, l’opposition politique burkinabè  voit les choses d’un autre œil. En effet selon CEPOP ces affectations « déguisées » cachent une volonté gouvernementale d’outrager la liberté d’expression et « les voix discordantes, de s’accaparer les médias publics et les ériger en service de communication en vue des élections à venir »

Selon le CEFOP/BF, sur le lot des 370 agents reversés au ministère, la moitié a été rappelé sans explication. Cependant ce que l’opposition dénonce est le fait que ce sont les membres des sections du SYNATIC qui sont encore frappés par ces mesures d’affectation.

Le CEFOP/BF a laissé entendre que le premier responsable de l’institution, Zéphyrin Diabré va adresser une correspondance au président du Faso afin d’attirer son attention sur cette crise. Pour l’opposition politique burkinabè, il est nécessaire de s’opposer à l’entreprise du DG de la RTB qui non seulement a montré son appartenance au parti au pouvoir mais manifeste l’intention de choisir ses journalistes sur une autre base que la compétence.

Ouverture des machés…

Par ailleurs le Chef de file de l’opposition politique burkinabè a aussi abordé la brulante question de l’ouverture des marchés et la reprise des transports en commun. En effet depuis 27 avril 2020, des commerçants de certains marchés de la ville de Ouagadougou ont entamé des manifestations pour réclamer la réouverture de leurs marchés fermés pour prévenir la propagation du covid-19. Pour le CEFOP, il est nécessaire d’ouvrir les différents marchés à conditions de prendre des décisions permettant le respect des gestes barrières afin d’éviter une propagation à grand échelle. « Nous pensons qu’il faut prendre des mesures d’hygiène, des mesures sanitaires, des mesures de distanciations. On a vu d’autres pays qui ont pris ces mesures mais ils ont moins de morts que nous. Le Benin par exemple n’a pas fermé ses marchés mais ils ont moins de morts que nous. Ils ont privilégié la communication, les mesures d’hygiène mais ils ont un seul mort et nous on a 42. Voici un leader (ndlr le président béninois) qui a anticipé, qui n’a pas été un leader mouton pour suivre ce qui se passe ailleurs. Il a une vision et il a appliqué ça selon son contexte socio-économique », s’est exprimé Mamoudou Hama Dicko, président du NAFA.

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