Tueries à Barga : Le CISC indexe  »des Koglwéogo venus de Titao »

Le dimanche 8 mars 2020, des attaques ont été perpétrées dans les villages de Dinguila et de Barga dans la commune de Barga, Région du Nord. Le bilan fait état de 43 civils tués et de six blessés, selon un communiqué du gouvernement du Burkina Faso.  

Dans sa communication sur les tueries de Barga, le gouvernement a imputé l’action à « des individus armés ». Selon le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), les tueries de Barga ont été du fait des Koglweogos (groupe d’auto-défense, ndlr).

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« Les auteurs de ce nouveau massacre qui intervient 14 mois après celui de Yirgou (de sinistre mémoire) ont été parfaitement identifiés par les rescapés ; ce ne sont pas des hommes armés non identifiés mais des Koglweogos dotés en armes de guerre et venant de la commune de Titao », lit-on dans une déclaration du CISC, diffusée le jeudi 12 mars 2020.

Pour cette organisation de lutte contre la stigmatisation, les évènements ont débuté « à 5 heures 30 mn, le dimanche 8 mars ». Des individus sont arrivés à motos dans la commune de Barga et ont tué des habitants dans les concessions des villages de Barga, Dinguila et Ramdolah, ciblant principalement des hommes et détruisant entièrement des villages, précise le CISC.

Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) demande par conséquent, « la dissolution des escadrons de la mort, de la milice Koglweogo mais aussi des VDP (volontaires pour la défense de la patrie, ndlr) armés par l’Etat ».

Dans les prochains jours, le CISC entend tenir une conférence de presse pour mieux aborder le sujet et expliquer la démarche qu’il suivra.

Faso 7

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