Ouagadougou : la Police municipale déserte les rues

Les agents de la police municipale de Ouagadougou ont marqué un arrêt de travail ce jour 02 mars 2020.

Les rue de la capitale ouagalaise étaient laissées à elles-mêmes sans contrôle ni règlementation de la circulation ce 02 mars 2020. Pour cause les éléments de la police municipale ont refusé de travailler. Les agents exigent le respect immédiat de leur plateforme revendicative qu’il estime être bloquée par le Maire Armand Béouindé.

Cette plateforme est composée de 03 points essentiels. Il s’agit de de la reconstruction de la carrière des policiers municipaux. Selon Alassane Zina, Secrétaire chargé à l’information du collectif des policiers municipaux du Burkina, les carrières des policiers municipaux sont mal gérées. « Nous avons des agents qui ont été recruté en 1995 et qui ont le même salaire que les policiers recrutés en 2009.Nous trouvons que c’est de l’injustice. Il faut mettre tout le monde dans son droit », a-t-il laissé entendre.

Des policiers en colère à la direction générale de la police municipale

Par ailleurs, la deuxième revendication des policiers est liée à la CARFO. « Aucun agent de police municipale du Burkina ne sait ou est logé sa cotisation », a déclaré Alassane Zina. Il estime que ce point est une difficulté majeure à laquelle sont confrontés les policiers municipaux.

Un mouvement général à venir…

Pour finir, les policiers municipaux exige le rehaussement du niveau de recrutement des agents de la Police municipale à l’image des autres corps paramilitaires. « Nous voulons ressembler aux autres. Ailleurs, ils sont recrutés à un niveau plus élevé. Pour être plus efficace, il faut relever le niveau de recrutement », s’est exprimé le chargé à l’information.

Les policiers qui comptaient converger vers la mairie centrale de Ouagadougou pour rencontrer le Maire Armand Béouindé, ont dû abandonner cette initiative après des échanges avec leurs supérieurs hiérarchique. Cependant, le collectif a laissé entendre que le mouvement pourrait se généraliser sur l’ensemble du territoire. « Si rien n’est fait, Il peut arriver que dans les jours à venir, toutes les Polices municipales du Burkina s’engagent dans cette lutte », a déclaré Alassane Zina.

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