Journée africaine de lutte contre la corruption (JALC) : L’ASCE-LC réitère la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte

L’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) organise une conférence publique ce 11 juillet 2024 à l’Ecole nationale de la magistrature (ENAM). Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, édition 2024, célébrée sous le thème : « Mécanismes efficaces de protection des lanceurs d’alerte, un outil essentiel de la lutte contre la corruption ».

À l’ouverture de cette conférence publique, Mamoudou Drabo, le chef de département de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption, a expliqué que le thème choisi donne l’occasion de réfléchir sur la protection des lanceurs d’alerte, qui est fondamentale dans la lutte contre la corruption.

« En effet, des mesures efficaces de protection peuvent non seulement encourager la dénonciation des actes corruptifs, mais aussi renforcer la transparence, la responsabilité ainsi que la confiance publique envers les institutions », a-t-il fait comprendre.

Toutefois, Mamoudou Drabo a souligné que la protection des lanceurs d’alerte se heurte à de nombreux défis, notamment la crainte de représailles qui peuvent dissuader des individus de dénoncer la corruption, l’inefficacité de certaines mesures jugées bureaucratiques et l’insuffisance de sensibilisation.

Poursuivant, il a soulevé la question de l’adoption du projet de loi sur la protection des lanceurs d’alerte au Burkina Faso, qui est toujours attendue. « Osons donc rêver qu’on ne sortira pas de cette année 2024 sans adoption de cette loi », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l’éducation doit jouer un rôle de premier choix dans la lutte contre la corruption afin que la jeunesse grandisse avec des valeurs d’intégrité, d’honnêteté et de justice, selon Mamoudou Drabo.

« Nous entendons façonner une culture de l’éthique et de la responsabilité au profit du Burkinabè de demain », a-t-il fait savoir.

Notons que lors de cette conférence publique, il sera question de parler de la collaboration entre les lanceurs d’alerte, l’ASCE-LC, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) et les forces de défense et de sécurité. Les représentants des acteurs cités étaient de la partie.

En rappel, la Journée africaine de lutte contre la corruption a été mise en place dans le cadre de la convention de l’Union Africaine portant prévention de la lutte contre la corruption.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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