Prix de lutte anti-corruption (PLAC) 2023 : Atiana Serge Oulon de L’Évenement sacré lauréat dans la catégorie presse écrite et en ligne

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a dévoilé les noms des lauréats de la 21e édition du Prix de Lutte Anti-corruption (PLAC), ce samedi 29 juin 2024 à Ouagadougou.

Dans la catégorie presse écrite et presse en ligne, c’est le journaliste Atiana Serge Oulon du journal d’investigation L’Évènement qui a reçu le 1er prix. Il bénéficie d’un chèque de 1 million F CFA, un trophée et une attestation.

Atiana Serge Oulon qui remporte le premier prix de ce concours pour la 4e fois, était absent lors de la cérémonie. C’est sa collaboratrice, Mariam Sagnon, qui a reçu les récompenses en son nom.

Il faut noter que la rédaction de l’Évènement a annoncé à travers un communiqué publié le 24 juin 2024, « l’enlèvement » de son directeur de publication, Atiana Serge Oulon, par « des individus arrivés en véhicule banalisé » à son domicile.

Concernant les prix dans la catégorie presse écrite et en ligne, le journaliste Boukari Ouoba du journal Le Reporter a reçu un prix spécial d’encouragement. Le 3e prix spécial est revenu à Ibrahim Bila du journal L’Évènement. Aimé Nabaloum du journal Le Reporter a reçu le 2e prix spécial et le 1er prix en radio est revenu à Jean-Baptiste Bouda de Radio Burkina. Il a reçu un chèque de 1 million, un trophée et une attestation.

Pour cette édition, ce sont 58 œuvres de 15 journalistes issus de 7 médias publics et privés qui ont été soumises dans les catégories Presse écrite, presse en ligne et radio.

Les membres du jury de cette édition ont jugé que le niveau des œuvres soumises est appréciable. Les critères d’élimination ont porté en gros sur l’effort du journaliste dans le processus de son travail, la forme et le fond des productions comparativement aux règles journalistiques.

Cependant, ils ont déploré la baisse en nombre des œuvres soumises comparativement aux 87 œuvres proposées en 2023 ; une très faible participation au niveau des catégories radio et presse en ligne et l’absence de candidatures féminines. Par conséquent, il n’y a pas eu de Prix Genre qui est pourtant l’innovation de cette 21e édition.

« Ces journalistes ne doivent pas être considérés comme des parias ou des ennemis » (Sagado Nacanabo)  -©Faso7

Pour clore cette cérémonie, Sagado Nacanabo, Secrétaire Exécutif du Réseau national de lutte contre la corruption (REN-LAC) a d’abord rendu hommage à feu Luc Marius Ibriga, illustre Contrôleur général d’État. La salle dans laquelle s’est tenue la cérémonie porte son nom. Ensuite, Sagado Nacanabo a déploré le fait que les violations et atteintes contre la liberté d’expression et de la presse au nom de la lutte contre le terrorisme aient pris une tournure dramatique en 2023 avec le développement d’un discours de haine et des appels décomplexés au meurtre contre des journalistes.

« Certes, le contexte est marqué depuis une décennie par le terrorisme qui endeuille nos populations, mais force est de reconnaître que la presse, particulièrement celle d’investigation, contribue à mettre à nu les tares de la gouvernance qui compromettent l’efficacité des politiques publiques dans notre pays. Ces journalistes ne doivent pas être considérés comme des parias ou des ennemis, mais plutôt comme des acteurs qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la corruption », a-t-il déclaré.

Notons que l’organisation de la présente édition entre dans le cadre du projet « Traquer la corruption au Burkina Faso », mis en œuvre sur la période 2023 et 2024. Ce projet a pour objectif d’accroître le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice en matière de répression des crimes économiques.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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