Autosuffisance alimentaire au Burkina Faso : L’apport PME au cœur d’une conférence publique

À l’occasion de la 5e journée mondiale des Petites et Moyennes Entreprises (PME), l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises, a organisé une conférence publique sous le thème « Offensive agropastorale et halieutique: Contribution des PME pour un Burkina Faso sans faim », ce jeudi 27 2024 à Ouagadougou.

La célébration de la 5e journée mondiale des micros, petites et moyennes entreprises survient à un moment où le gouvernement burkinabè est engagé dans une lutte pour assurer la souveraineté alimentaire à travers l’initiative présidentielle pour la production agricole, adoptée le 31 mai 2023 en conseil des ministres.

Pour Sanibé Fao, chargé d’études  au ministère en charge de l’artisanat et des Petites et moyennes entreprises, le Burkina Faso est résolument engagé dans cette dynamique pour exploiter toute sa potentialité.

« À travers cette journée dédiée aux MPME, nous voulons qu’à travers l’offensive agropastorale et halieutique, le Burkina Faso puisse être résolument engagé dans une dynamique de production agricole et halieutique de telle sorte qu’on puisse effectivement arriver à un certain moment à recouvrir tout ce que nous avons comme possibilité et potentialité, à même d’accompagner vraiment le pays dans cette politique de consommons local. Il y a un certain nombre de filières qui sont identifiées et qui doivent permettre au gouvernement d’atteindre cet objectif », a-t-il dit.

Pour précision, l’offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 au Burkina Faso cible huit (8) filières prioritaires, il s’agit du riz, du poisson, du maïs, de la pomme de terre, du blé, du bétail, de la viande et de la mangue.

Évoquant l’importance de la célébration de la journée mondiale, il a laissé entendre qu’elle s’inscrit dans une dynamique de relance de l’offensive agro-Sylvo-pastorale pour un Burkina sans faim.

« L’AFP/PME qui est cette structure au niveau du ministère en charge du commerce est la cheville ouvrière, chargée d’accompagner à travers tous les mécanismes des dispositifs que l’État a mis en place pour accompagner nos petites et moyennes entreprises et également de PME pour booster cette production agropastorale et halieutique », a-t-il martelé.

Pour rappel, au Burkina Faso, les micros, les petites et moyennes entreprises représentent environ 90% de tissu économique et contribuent à la formation du PIB à hauteur de 40%. Une large frange de notre économie nationale selon les propos de Salibé Fao.

Abakar Moussa Mahamat (stagiaire)

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page