Journées de la commission d’application des peines (JCAP) : 72 heures pour sensibiliser les détenus de la MACO

La maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) abrite du 26 au 28 juin 2024, la 3e édition des Journées de la commission d’application des peines (JCAP). Portées par la Commission d’application des peines du tribunal de grande instance Ouaga I, ces journées sont placées sous le thème « Défis et perspectives d’une autosuffisance alimentaire dans les établissements pénitentiaires au Burkina Faso ».

Du 26 au 28 juin 2024, les détenus de la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), participeront à la 3e édition des 72 heures de la commission d’application des peines (CAP). Au cours de ces 3 jours, il s’agira d’organiser des activités socio-culturelles et éducatives au profit des pensionnaires de la MACO. Pour le comité d’organisation, l’objectif est de contribuer à l’amélioration des conditions de détention et de favoriser la réinsertion sociale de ces détenus.

Selon Lassané Guelbeogo, président du comité d’organisation des JCAP Ouaga I, ces journées constituent des moments privilégiés de partage, de communion et de sensibilisation des détenus sur leur droit. Évoquant l’importance de la commission d’application des peines, Lassané Guelbeogo à notifié qu’au cours de l’année judiciaire 2023-2024, 18 sessions ont été effectuées avec l’examination de 659 requêtes de semi-liberté, de placement privé et public. Sur ces requêtes, 351 décisions ont été favorables.

Lassané Guelbego, Président du comité d’organisation des JCAP Ouaga I-©Faso7

A cela, s’ajoutent la réfection du système d’évacuation des toilettes de certains bâtiments, des repas communautaires et la prise en charge sanitaire des malades. Toujours dans la même dynamique, le président du comité d’organisation à expliqué que conformément au thème de l’édition 2024 des JCAP, les détenus participeront à des panels afin de les outiller davantage sur la nécessité de produire eux-mêmes ceux dont ils ont besoin.

« C’est un thème d’actualité tiré du constat que l’alimentation des détenus devient au fil des années une véritable préoccupation des gouvernants au regard du budget qui est alloué, alors même que les établissements pénitentiaires regorgent des bras valides pouvant contribuer par leur travail à la satisfaction de leurs besoins alimentaires », s’est-il exprimé.

Prenant la parole à leur tour, les détenus ont exprimé des doléances aux autorités. Ils ont commencé par évoquer la situation récurrente des pertes de dossier. Des explications de leur représentant, ils sont nombreux ceux qui sont toujours incarcérés par manque de disponibilité des dossiers. Poursuivant, ils ont fait savoir que cette situation aurait des conséquences au niveau de la cour d’appel, ne permettant pas ainsi de faire avancer les procès.

Béopoadi Sinini, Directeur de cabinet du ministère chargé de la justice-©Faso7

Sur la question, Béopoadi Sinini, représentant du ministre chargé de la justice, a rassuré de la prise en compte de cette préoccupation. De ses dires, bien avant cette activité, les autorités judiciaires se sont approprié ces questions. Par ailleurs, il a tenu à féliciter les organisateurs pour l’apport de ces journées dans le milieu carcéral.

« L’organisation des présentes journées participe sans doute à donner un souffle nouveau aux pensionnaires de la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Je voudrais traduire ma reconnaissance et adresser mes encouragements aux membres de la commission d’application des peines pour les nombreux efforts consentis », a-t-il dit.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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