Journée mondiale contre le travail des enfants : Des enfants invitent les autorités burkinabè à se pencher sur le sort des enfants victimes du terrorisme

Le monde entier a célébré le 12 juin 2024, la Journée mondiale contre le travail des enfants (JMTE). Au Burkina Faso, elle a été célébrée en différé, ce vendredi 21 juin 2024 à Ouagadougou, sous le thème : « Respectons nos engagements : mettons fin au travail des enfants ».

En 2022, ils étaient estimés à 40,3 %, les enfants âgés de 5 à 17 ans qui étaient économiquement actifs. Parmi ces enfants, 18 % d’entre eux effectuaient des travaux dangereux. C’est du moins, ce qu’a révélé Abdoulaye Bassinga, gouverneur de la région du Centre, représentant le ministre en charge de la fonction publique à cette commémoration des JMTE.

Selon le représentant du ministre, cette situation est imputable à la pauvreté, à l’insuffisance de travail décent pour les adultes, l’insuffisance de la protection sociale et l’incapacité à s’assurer que tous les enfants fréquentent l’école jusqu’à l’âge minimum légal d’admission à l’emploi qui est fixé à 16 ans. Poursuivant dans ses explications, il a ajouté que la situation sécuritaire a contribué à augmenter les emplois précaires et à favoriser l’utilisation des enfants par les groupes armés terroristes.

« La commémoration de cette journée a pour but d’attirer l’attention des différents acteurs de la protection des enfants sur l’étendue du phénomène du travail des enfants et d’aboutir à des actions concrètes devant être mises en œuvre pour y faire face », a-t-il fait savoir.

Les autorités présentes à cette commémoration de la journée mondiale contre le travail des enfants-©Faso7

En termes d’action concrète, il faut noter la mise en œuvre de deux référentiels nationaux sur le travail des enfants, dont le Plan d’Actions National 2011-2015 de lutte contre les Pires Formes de Travail des Enfants (PAN-PFTE) et la Stratégie Nationale 2019-2023 de lutte contre les Pires Formes de Travail des Enfants (SN-PFTE).

A l’issue de la mise en œuvre de ces référentiels, des enfants ont été retirés des pires formes de travail des enfants. Ils ont également été formés à des métiers de leur choix et l’appui à leur installation. En plus de cela, le cadre juridique a été renforcé et des acteurs ont reçu des renforcements de capacité.

Venus nombreux pour l’occasion, les enfants ont tenu à faire passer un message à l’endroit des autorités. A travers le thème « Respectons nos engagements : mettons fin au travail des enfants », les enfants qui souffrent des conséquences des pires formes de travail en particulier, ont exhorté les autorités à tenir leurs engagements dans l’éradication des pires formes de travail des enfants.

Roukiatou Rouamba, représentante des enfants à la cérémonie de commémoration de la journée mondiale contre le travail des enfants-©Faso7

Indiquant qu’ils sont conscients des efforts qui sont mis en œuvre, les enfants du Burkina Faso ont invité les autorités à se pencher sur le sort des enfants victimes du terrorisme. « Les enfants du Burkina Faso espèrent que ce discours n’en sera pas un de plus pour satisfaire seulement à l’obligation de la participation des enfants à cette journée », a souhaité Roukiatou Rouamba représentante des enfants.

Pour l’atteinte de tous ces objectifs, John Agbor, représentant des Partenaires Techniques et Financiers et représentant de l’UNICEF au Burkina Faso, a rassuré le gouvernement de la disponibilité de ces partenaires.

« Je suis aussi reconnaissant et admiratif des efforts de l’ensemble des acteurs qui luttent inlassablement contre le travail des enfants. Pour chaque enfant, un avenir radieux dans un Burkina Faso en paix et exempt des pires formes de travail des enfants », a-t-il ajouté.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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