Burkina Faso : De nouvelles sanctions pour des médias

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a pris des sanctions contre des médias les 18 et 19 juin 2024. Un média international et des médias nationaux ont reçu des notifications de la part de l’organe de régulation.

L’autorité de régulation reproche à la télévision francophone TV5 Monde d’avoir diffusé dans ses différents canaux des « insinuations malveillantes et des diffamations infondées de la part de l’invité du jour monsieur Barry Newton Ahmed, tendant à une manipulation de l’opinion ». Par conséquent, le CSC suspend la diffusion des programmes de ladite télévision pour une durée de 6 mois et la condamne à une amende de 50 millions de francs CFA.

Le journal burkinabè d’investigation « L’événement » n’a pas échappé aux sanctions du CSC. En effet, il lui est reproché la publication d’un article intitulé « 400 000 000 de francs CFA des VDP détournés/le capitaine Prospère Boena s’en est allé avec son témoignage » qui s’apparente à « une diffamation », selon le CSC. Comme sanction, l’organe de régulation a décidé de la suspension du média sur tous ses supports de diffusion pour une durée d’un mois. Le journal est tenu de « supprimer sans délai l’article incriminé sur tous ses supports numériques ».

La télévision privée BF1 et le média en ligne Lefaso.net eux écopent de sanctions moins graves que les deux précédents médias. Sur le plateau de l’émission 7infos, des propos pas au goût du CSC ont été tenus. Par conséquent, l’émission 7infos est suspendue pour une durée de 2 semaines et le média est tenu de supprimer les parties incriminées de l’émission sur toutes ses plateformes de diffusion.

Lefaso.net est sanctionné pour avoir publié 3 articles relatifs à la situation nationale et à la Transition. Selon le CSC, « il ressort du premier article relatif au meeting de soutien du président, des propos violents et haineux et un appel au meurtre contre des membres des partis politiques identifiés ».

Les rédacteurs des articles incriminés et le rédacteur en chef, appelés à s’expliquer devant l’autorité, « ont reconnu ces manquements et ont pris l’engagement d’être vigilants dans le traitement de l’information ». Le média est également tenu de supprimer l’article intitulé « Meeting de soutien à la transition : nous ne voulons pas d’un autre président, celui que nous connaissons, c’est Ibrahim Traoré » rendu public le 13 mai 2024. Le média a été aussi mis en demeure.

Faso7

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