FESIME 2024 : La responsabilité du citoyen dans la lutte contre le terrorisme et le changement climatique au cœur d’un panel

La deuxième édition du Festival International de Musique pour l’Environnement (FESIME) se tient du 14 au 16 juin 2024 à Ouagadougou. Ce 14 juin, African Child Project avec à sa tête Ibrahim Simporé Aka Ras Simposh, promoteur du FESIME, a organisé un panel sur le thème “ Changement climatique et menaces terroristes : rôle et responsabilité des citoyens “. Le panel a été animé par Peter Torrenkens, ingénieur agronome, expert en développement des filières agricoles et agro-forestiers, Bertrand Tapsoba, directeur des Eaux et Forêts et Mariam Zongo, géographe ruraliste, chercheur et enseignante à l’université Joseph Ki-Zerbo.

Selon Mariam Zongo, le Burkina Faso connaît une double crise existentielle ; le changement climatique qui menace l’agriculture, l’environnement, la végétation et le terrorisme qui entraîne la perte des terres. De son avis, le citoyen est au centre de ces maux ; l’Homme est à l’origine du terrorisme, il en est un acteur dans son déroulement et en subit les conséquences, donc il doit s’engager à trouver des solutions pour lutter contre le terrorisme et freiner le changement climatique. À l’entendre, si le citoyen ne prend pas ses responsabilités pour régler ces maux, l’humanité court à sa perte et le Burkina Faso n’y échappera pas.

« De plus en plus, les rendements agricoles vont être bas. Il y a la perte des terres que nous vivons avec la dégradation de la végétation et les déplacements des populations. On est obligé de se rendre à l’évidence qu’il faut des Hommes pour mener des actions continues, fortes, engagées et qu’on soit tous responsables pour lutter contre le changement climatique, mais aussi contre le terrorisme », a déclaré Mariam Zongo.

Pour vaincre le terrorisme et freiner le changement climatique, Mariam Zongo a indiqué qu’il faut que chaque citoyen prenne des initiatives, s’informe pour mener des actions contre le terrorisme et le changement climatique.

« Je pense qu’une des premières choses importantes, c’est déjà l’information. Être informé, avoir de la connaissance, c’est très important en tant que citoyen pour s’engager dans la lutte contre le changement climatique et le terrorisme. Il y a beaucoup d’informations qui existent. Je pense que c’est en ayant des informations que le citoyen voit ce qu’il faut faire ? Il y a des initiatives et des opportunités qui s’offrent à nous, il faut les saisir. (…) Le but, c’est s’asseoir ensemble et voir au niveau politique, qu’est-ce qu’il faut faire et qu’est-ce qui est à la portée des populations. Il y a plein d’initiatives qui existent et qui permettront de nous sortir de cette situation », a informé Mariam Zongo.

Elle a estimé pour finir que les citoyens seront en mesure de résoudre ces problèmes si et seulement si, ils en reconnaissent l’existence et se mettent en tête qu’ils doivent trouver des solutions. Au Burkina Faso, a-t-elle ajouté, si les initiatives citoyennes sont continues, elles peuvent permettre de résoudre la question du terrorisme et du changement climatique.

Faso7

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