Fonds « Faso Kuna Wili » : Une centaine de bénéficiaires reçoivent leurs chèques

Le fonds « Faso Kuna Wili »  (FKW) a procédé, ce vendredi 14 juin 2024, à la remise de chèques à ses premiers promoteurs. Avant cette étape, les bénéficiaires ont reçu une formation pour une utilisation rationnelle des fonds.

Les premiers promoteurs bénéficiaires de l’accompagnement du fonds « Faso Kuna Wili » ont reçu leurs chèques, ce vendredi 14 juin 2024. Après une session de formation sur une utilisation saine de l’argent, ils ont bénéficié des conseils du ministre en charge de l’emploi, le Dr Boubakar Savadogo. Selon les propos de ce dernier, « les autorités ne seront pas tendres avec ceux qui ne vont pas rembourser ».

« Ce matin, nous sommes venus accompagner l’équipe du fonds « Faso Kuna Wili » dans la délivrance des premiers chèques aux promoteurs », a-t-il dit. A en croire ses propos, ledit fonds a hérité des actifs et des passifs du Fonds d’appui au secteur informel (FASI), le Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) et le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ).

Le ministre a relevé que cette démarche a permis au FKW d’être opérationnel. Pour cette première cuvée, ce sont plus d’une centaine de personnes qui ont pu bénéficier sur la base de leurs projets, de l’accompagnement. Le Dr Boubakar Savadogo est par ailleurs revenu sur ses conseils à l’ endroit des bénéficiaires du jour.

« On sait la solution que à la problématique de l’emploi aujourd’hui, c’est l’auto-emploi» (Dr Boubakar Savadogo)

« Ces fonds, c’est pour aller mener leurs projets d’entreprise et faire fructifier et revenir rembourser après. S’ils ne remboursent pas, on ne peut pas prêter à d’autres personnes. On sait que la solution à la problématique de l’emploi aujourd’hui, c’est l’auto-emploi. Donc le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour assainir ce milieu », a-t-il lancé. Toujours dans son argumentaire, le patron du département en charge de l’emploi a expliqué que des fonds octroyés dans le passé ont été utilisés pour faire d’autres choses.

 « Il y a des gens qui ont pris l’argent pour aller faire autre chose et aujourd’hui nous sommes en train de courir avec la police pour recouvrir tous les montants. Ça fait plus de 20 milliards et nous sommes en train de le faire (…). Cet argent doit être remboursé. Ce n’est pas un don. Si leur projet n’est pas crédible, il ne faut pas qu’il s’engage. S’il s’engage, nous allons ressortir et nous allons les pourchasser et tout le monde sera au courant. Il y a des gens qui ont emprunté depuis 1999 et ils n’ont pas remboursé un franc. Ces gens sont contre vous et contre nous aussi », a martelé le ministre.

Revenant sur le fonds « Faso Kuna Wili », il a expliqué qu’il a des innovations qui permettent d’accompagner toutes les couches sociales. Des étudiants au monde informel, des dispositions ont été prises pour donner « toutes les chances de réussite aux Burkinabè ». Une information confirmée par le directeur général du FKW, le Pr Hamidou Sawadogo.

« un Burkinabè doit rembourser ses dettes » (Pr Pr Hamidou Sawadogo)

« Nous avons un produit qui accompagne les étudiants qui sont les grandes écoles. Ils peuvent venir prendre un crédit, financer leurs études et rembourser à la fin de leurs études. Et ça peut aller jusqu’à 7 ans. Avant, nous étions dans un cercle vicieux ou c’était les plus nantis qui arrivent à donner une bonne éducation à leurs enfants. Actuellement, nous voulons stopper ça. Nous ne voulons plus qu’au Burkina Faso quelqu’un rate des opportunités par manque de financement », a déclaré le directeur du KFW

Pour bénéficier de l’accompagnement du FKW, il faut avoir entre 15 à 64 ans et répondre aux conditions du fonds. Actuellement, les compétences du fonds vont de 200 000 F CFA à 30 millions de francs CFA. À l’endroit des anciens promoteurs des trois fonds absorbés par le FKW, le Pr Hamidou Sawadogo les a appelés pour le règlement des crédits, car pour lui, « un Burkinabè doit rembourser ses dettes ».

Faso7

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