Traitement de l’information en période de crise : Les acteurs des médias à l’école du MCCAT à Bobo-Dioulasso

Il s’est ouvert ce mercredi 5 juin 2024 à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation au profit des acteurs des médias sur le traitement de l’information en période de crise. Ledit atelier prévu du 5 au 7 juin 2024, regroupe des participants venus de la région des Cascades, du Sud-ouest et de la région des Hauts-Bassins.

Placée sous le thème « Traitement de l’information en période de crise », cette session de formation vise à créer un cadre d’échange afin de renforcer les compétences des professionnels des médias pour un traitement plus professionnel de l’information en temps de crise.

Selon la représentante du ministre en charge de la communication, Marguerite Doannio/Sou, le gouvernement de la transition du Burkina Faso à travers le ministère de la communication a mis en place une stratégie de communication au regard de la tournure qu’a pris la crise sécuritaire dans le pays. Elle estime qu’il était donc important pour le patron du département en charge de la communication de prendre le taureau par les cornes pour adapter la communication à la situation du pays.

C’est ainsi qu’il a jugé nécessaire de porter à la connaissance des acteurs des médias, cette stratégie de communication afin qu’ils sachent comment traiter l’information en temps de crise. D’où l’organisation de cet atelier de formation initié par la direction générale de la communication et des médias à l’endroit des acteurs des médias de la région des Cascades, du Sud-Ouest et des Hauts-bassins.

« En temps de guerre, l’information doit être spécifique, parce que si on n’arrive pas à adapter la communication, on risque de déstabiliser cette situation déjà délétère », a-t-elle prévenu. Elle regrette que les communautés qui vivaient autrefois en parfaite symbiose, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence parce que quelque part, la communication n’a pas été faite.

Au nom du ministre d’Etat, ministre de la communication, Marguerite Doannio/Sou rappelle qu’on ne peut pas tout dire et qu’on ne doit pas tout dire. « Les journalistes sur le terrain sont des acteurs incontournables, des acteurs clé. Ils doivent être à la hauteur des attentes et apporter leur contribution pour le retour de la paix et de la stabilité au pays à travers des reportages et des informations à l’endroit de la population », a-t-elle signifié.

A noter que les participants seront édifiés sur des thèmes comme le journalisme sensible aux conflits, la conduite d’émissions interactives et le fact cheking.

Moussa Koné (Collaborateur)

Faso7

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