Coopération : Le Burkina Faso et la Russie signent trois mémorandums pour l’acquisition d’une centrale nucléaire

Ouagadougou et Moscou ont franchi un nouveau pas dans le projet de centrale nucléaire au Burkina Faso avec la signature de trois mémorandums à Saint-Pétersbourg, le 5 juin 2024 et l’annonce de l’arrivée imminente de techniciens russes à Ouagadougou pour les premières études. La signature de ces mémorandums a été faite dans le cadre du Forum économique de Saint Petersbourg, a rapporté l’Agence d’information du Burkina.

Dans le cadre de l’acquisition de sa première centrale nucléaire, le Burkina Faso a franchi une étape décisive avec la signature de trois mémorandums avec la Russie. Le ministre burkinabè chargé de l’Énergie, Yacouba Zabré Gouba, et le Directeur Général de ROSATOM, Alexey Likhachev, ont paraphé ces documents le 5 juin 2024 à Saint-Pétersbourg. Ces accords concernent la formation du personnel, la sensibilisation et l’adhésion des populations, ainsi que l’évaluation et le développement de la centrale nucléaire.

Le ministre Gouba, accompagné par son homologue des Transports, Roland A. Somda, a souligné l’importance d’avancer rapidement dans ce projet stratégique, conformément aux instructions du Président du Faso. Les prochaines étapes incluent l’arrivée de techniciens russes à Ouagadougou pour les discussions préliminaires et la mise en place des études nécessaires comme l’ont indiqué des services du ministère en charge de l’énergie.

Le ministre burkinabè en charge de l’Énergie a précisé que « le prochain pallier sera la signature d’un accord inter-gouvernemental définissant le cadre global de coopération dans le domaine du nucléaire ». À ce propos, des invitations seront envoyées à ROSATOM dès le mois prochain.

Alexey Likhachev, le dirigeant de ROSATOM, a insisté sur l’importance de concrétiser rapidement ce projet pour le bien-être des populations locales. « C’est très important que les populations voient rapidement la réalisation de ce projet. Il faut aller vers la phase pratique », a indiqué Alexey Likhachev.

Ce projet, essentiel pour résoudre le déficit électrique chronique du Burkina Faso, ambitionne de produire plus d’un gigawattheure d’électricité, selon l’AIB. Les discussions ont également abordé les modalités de financement et le choix du site pour la centrale, tout en explorant les applications du nucléaire dans des domaines tels que la santé, l’agriculture et l’industrie.

Faso7

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