Djîbôn 2024 : Les traditionalistes implorent les ancêtres pour le retour de la paix au Burkina Faso

La 6e édition du grand rassemblement culturel des traditionalistes dénommé « Djîbôn » international, a eu lieu, ce dimanche 2 juin 2024, sur les berges du barrage de Tanghin à Ouagadougou. Organisée par Faso Kudumdé et Maâya Blôn, en collaboration avec l’ensemble des mouvements de réhabilitation du sacré africain et de revalorisation des valeurs traditionnelles, cette cérémonie est un rituel collectif qui consiste à faire une libation, des offrandes et une demande de pardon en hommage aux ancêtres.

Le « Djîbôn », qui signifie en français « verser de l’eau » est un rituel annuel qui consiste à faire une libation, des offrandes et une demande de pardon en hommage aux ancêtres. Célébré tous les 1ers dimanches du mois de juin de chaque année, il est un ancien rituel traditionnel sacré de reconnexion avec les ancêtres, de communion avec l’esprit mystique, à travers un rite sacrificiel sur un autel public.

A cet effet, les traditionalistes ont imploré les mânes des ancêtres pour la protection des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), le vivre-ensemble et le retour de la paix au Burkina Faso.

L’objectif de cette activité selon Nankama Bia Kousse-Drabo, président de Faso Kudumdé, est de mettre en valeur le « Djîbôn » et de puiser des vibrations pour le retour de la paix et de la stabilité sociopolitique et économique au Burkina Faso.

« Nous plaçons ce Djîbôn sous le signe du retour de la paix, de la sécurité au Burkina Faso et du retour de nos parents qui ont quitté leurs villages pour pouvoir retourner chez eux et rejoindre leurs terres afin que les aspects de la vie reprennent. Nous plaçons également sous le signe d’une bonne saison des pluies parce que le fondement même du Djîbôn est de demander une bonne saison des pluies aux ancêtres, une bonne récolte, la paix et le bonheur pour la population », a-t-il indiqué.

Awa Ilboudo/Taoko apporte un coq pour faire une doléance aux ancêtres -©Faso7

Il faut noter qu’au cours de cette cérémonie, plusieurs personnes ont rallié les berges du barrage de Tanghin pour faire des doléances et d’autres pour remercier les ancêtres d’avoir exaucé leurs vœux. C’est le cas d’Awa Ilboudo/Taoko qui a apporté un coq pour faire une doléance aux ancêtres. Elle dit être présente à la cérémonie pour honorer les ancêtres.

« Je suis là aujourd’hui pour honorer les ancêtres parce que c’est notre culture ; on est né trouvée. C’est un devoir pour nous de les honorés. J’ai apporté un coq et Dieu merci, les ancêtres ont accepté mon coq. Donc, je suis très contente de ce que je fais et de qui je suis », s’est-elle exprimée.

Lazard KOLA

Faso7

Waongo KOLA

Waongo KOLA est un journaliste burkinabè ayant pour domaine de prédilection les sujets de société, d'économie, de politique et de santé.

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