Journée mondiale sans tabac : ACONTA plaide pour l’adoption de textes antitabac au Burkina Faso

L’association l’Afrique contre le Tabac (ACONTA) en collaboration avec d’autres associations sœurs a commémoré la Journée mondiale sans tabac, ce vendredi 31 mai 2024, à Ouagadougou. Une occasion pour les organisateurs de faire un plaidoyer auprès des autorités pour une législation antitabac afin de protéger la santé des populations.

La commémoration de la Journée mondiale sans tabac 2024 est placée sous le thème « Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac ». A travers cette journée, l’association Afrique contre le Tabac entend apporter sa contribution pour lutter contre la consommation du tabac et les produits du tabac afin de protéger la population des effets sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques dévastateurs de la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée du tabac.

Selon Adama Zango, coordinateur d’ACONTA, il ressort de l’enquête STEPS de 2021 menée au Burkina Faso, que le tabagisme tue près de 4 700 Burkinabè par an. Toujours selon l’enquête, environ 35% de ces décès sont liés à l’exposition à la fumée secondaire de tabac.

Au regard des dangers que cause le tabac, ACONTA plaide pour l’adoption de plusieurs projets de textes antitabac afin de protéger les nouvelles et futures générations.

Il s’agit du projet de décret portant la prévention de l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé au Burkina Faso, du projet de décret portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac ainsi que le projet de décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de lutte contre le tabac.

Adama Zango, coordinateur d’ACONTA (au micro) -©Faso7

« La présence conférence de presse est donc un plaidoyer pour que nos décideurs politiques et administratifs adoptent des textes à même de protéger efficacement nos enfants des stratégies marketing de l’industrie du tabac au Burkina Faso. Notre plaidoyer vise aussi à attirer l’attention du gouvernement que l’industrie du tabac dispose toujours de stratégies pour s’ingérer et saper, voire détruire, les politiques de santé publique en plaidant auprès des autorités pour qu’elles banalisent la lutte anti-tabac et qu’elles n’adoptent pas des lois protectrices des populations, surtout en faveur des jeunes et des personnes vulnérables », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Adama Zango a fait savoir que le dossier d’investissement sur la lutte antitabac au Burkina Faso révèle qu’en 2019, l’État a perdu sur le plan économique 57 milliards de F CFA, dont 38 milliards de réductions de la productivité au travail.

« Sur le plan économique, selon le dossier d’investissement sur la lutte antitabac au Burkina Faso précité, on note qu’en 2019, le tabagisme a causé à l’État burkinabè, une perte économique de 57 milliards de francs CFA, dont 38 milliards de réductions de la productivité au travail dus à l’absentéisme et au présentéisme. Aussi, la même année, le gouvernement a dépensé directement 6,6 milliards de francs CFA pour traiter les maladies liées au tabac », a-t-il laissé entendre.

Lazard KOLA

Faso7

Waongo KOLA

Waongo KOLA est un journaliste burkinabè ayant pour domaine de prédilection les sujets de société, d'économie, de politique et de santé.

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