Clinique de réglementation des ONG (CRO) : l’ONG Beog Neere outille des acteurs de la société civile

Beog Neere en partenariat avec Spaces for change a initié du 29 au 30 mai 2024 à Ouagadougou, un atelier au profit des acteurs de la société civile. Dénommé Clinique de réglementation des ONG (CRO), ce cadre d’échanges a regroupé des ONG du Burkina Faso et du Sénégal.

Permettre aux organisations de la société civile (OSC) non-conformes du Burkina Faso et du Sénégal de surmonter les défis associés à la conformité réglementaire, tel était l’enjeu de cette CRO. Durant 48 heures, les représentants des associations ont suivi des communications sur des thèmes qui sont, entre autres, « Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le secteur des organisations à but non lucratif», « Lois/autorités de régulation/obligations statutaires des organisations nationales à but non-lucratif au Sénégal ».

Au regard de la situation sécuritaire que vivent les pays du Sahel, notamment, le Burkina Faso, les ONG ont vu leur espace civique se restreindre. A cet état de fait, s’ajoute l’interdiction de pratiquer des activités dans certains pays, le tout couronné par l’impossibilité de lever des fonds. C’est du moins ce qu’a expliqué Malick Lingani, président de Beog Neere.

Malick Lingani, président de Beog Neere-©Faso7

De ce fait, il a indiqué que cet atelier clinique se tient afin de rappeler aux organisations de la société civile, les différentes réglementations en vigueur dans leur pays. C’est aussi le lieu de les outiller sur les différentes réglementations et les mesures à prendre pour mener leurs activités en toute conformité.

« Parce que les organisations terroristes peuvent passer par des organisations de la société civile pour financer les activités du terrorisme. Il y a aussi qu’ils peuvent passer par le blanchiment d’argent et utiliser les organisations de la société civile pour atteindre leur but. Cette formation était justement là pour outiller les OSC participantes à même de pouvoir mieux faire leur travail », s’est-il exprimé.

Aristide Ouédraogo, membre de l’organisation Youth open data a expliqué que la CRO a apporté une plus-value à son organisation. Ce cadre leur permet d’être plus regardant sur les réglementations en vigueur et les pratiques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

« C’est des thématiques qui nous ont beaucoup touchés et cela nous permettra encore de mieux nous cadrer et de mieux nous situer par rapport à ce que nous faisions dans nos communautés. Nous sommes des organisations aussi qui sont appelées à mobiliser des fonds au Burkina et ailleurs », a-t-il ajouté.

Sok Mercy Sam Adeniy, spécialiste en conformité à spaces for change-©Faso7

Les premiers responsables de l’organisation Spaces for change partenaire de Beog Neere se disent satisfaits de ces échanges avec les acteurs des ONG. Sok Mercy Sam Adeniy, spécialiste en conformité à spaces for change, dit être convaincue que les participants pourront implémenter les connaissances acquises de retour dans leur association.

« Ce que nous avons comme objectif après la formation, c’est justement de faire un suivi avec les organisations formées pour voir s’ils sont de plus en plus conformes aux réglementations de leurs pays. Et aussi, nous aimerions les voir beaucoup plus engagés avec les différents gouvernements », a-t-elle souhaité.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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